MONOGRAPHIE DE LA COMMUNE DE GARANGO

SAGEDECOM

Juillet 2000

 

Version électronique réalisée par la Direction du Projet Inforoute des Collectivités Locales

Janvier 2003

 

 

TABLE DES MATIERES

 

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES GRAPHIQUES

LISTE DES CARTES

LISTE DES ABREVIATIONS

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ET DEMOGRAPIQUES

1.1 CADRE PHYSIQUE

1.1.1 Situation géographique

1.1.2 Le relief

1.1.3 Les sols

1.1.4 La végétation

1.1.4.1 La végétation naturelle

1.1.4.2 La végétation exotique

1.1.4.3 La végétation sélective

1.1.5 L’hydrographie

1.2 CARACTERISTIQUES SOCIO- DEMOGRAPIQUES

1.2.1 Historique du peuplement

1.2.2 Evolution de la population

1.2.3 La répartition spatiale de la population

1.2.3.1 Répartition de la population par secteur

1.2.3.2 Répartition de la population par zone d'habitation

1.2.4 Structure par groupe âge et par sexe de la population

1.2.5 Les ethnies

1.2.6 La religion

1.2.7 Composition et taille des ménages

1.2.8 Population active et activités économiques

1.2.9. Les facteurs du mouvement démographique

1.2.9.1 La mortalité

1.2.9.2 Les migrations

 

CHAPITRE 2 : L’ORGANISATION SOCIALE, POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE

2.1. LES SERVICES DECONCENTRES

2.1.1. Les services administratifs

2.1.2. Les services techniques et de sécurité Publique

2.1.3. Les services Parapublics :

2.2. LES SERVICES DECENTRALISES

2.3. LES PROJETS

2.4. ONG -ASSOCIATIONS- COOPERATIVES

2.5. LE POUVOIR POLTIQUE

2.5.1. Le pouvoir politique Traditionnel

2.5.2. Le pouvoir politique moderne

2.5.2.1. La date et la création de la circonscription

2.5.2.2. Evolution de la circonscription

2.5.2.3. Types de gestion du pouvoir

2.5.2.4. La coopération décentralisée

2.6. CADRE ADMINISTRATIF

2.6.1. Localisation de la commune

2.6.2. Subdivision en secteurs/quartiers/ zones

2.7. REPARTITION DE LA POPULATION PAR CATEGORIE SOCIO PROFESSIONNELLE

2.8. LE MARIAGE

2.8.1. Le code de la personne et de la famille

2.8.2 les formes de mariage

2.8.3 Le processus de mariage

2.8.4. La femme et le mariage

2.9. LA PLACE DE LA FEMME DANS LA SOCIETE

2.10. Régulation de l'ordre social

 

CHAPITRE 3 : LES ACTIVITES ECONOMIQUES ET FINANCIERES

3.1 LES ACTIVlTES ECONOMIQUES

3.1.1 L’Agriculture et l'élevage

3.1.2 L'artisanat

3.1.3 L'industrie

3.1.4. L'énergie

3.1.4.1 La biomasse ligneuse

3.1.4.2 L'énergie électrique

3.1.4.3. Hydrocarbure

3.1.5 L'eau

3.1.6 Transport et communication

3.1.6.1 Le réseau routier

3.1.6.2 Gare routière

3.1.6.3 Aérodrome

3.1.6.4 Communication

3.1. 7 Le commerce

3.1.7 Le tourisme et l'hôtellerie

3.2 RESSOURCES FINANCIERES

3.2.1 La structure du budget

3.2.2 L'évolution du budget

3.2.3. Les recettes

Les dépenses

 

CHAPITRE 4 : SECTEURS SOCIAUX

4.1 SANTE ET ACTION SOCIALE

4.1.1 Action Sociale

4.1.2 Santé

4.1.2.1 Situation générale

4.1.2.2 Les infrastructures sanitaires

4.1.2.3 Le personnel par formation sanitaire

4.1.2.4 Coût des consultations

4.1.2.5 Fréquentation des formations sanitaires

4.2 L' EDUCATION / FORMATION

4.2.1 Enseignement primaire

4.2.2 Enseignement secondaire

4.2.2.1 Les infrastructures

4.2.2.2 Evolution des effectifs scolaires

4.2.2.3 Le personnel enseignant

4.2.2.4 Etat des bâtiments scolaires

4.2.2.5 Le domaine scolaire

4.2.2.6 Les difficultés

4.2.3 L’Alphabétisation

4.3 ASSAINISSEMENT

4.4 CULTURE ET LOISIR

4.5- L’HABITAT

4.5.1 Les besoins en lotissement

4.5.2 Le type d'habitat

4.5.3 Les besoins en logements

4.5.4 Source d'énergie culinaire et mode d'éclairage

4.5.5 Le principal mode d'approvisionnement en eau

4.5.6 Les principaux types d’évacuation des aisances

 

CHAPITRE 5 : CONTRAINTES, OPPORTUNITES, ENJEUX ET DEFIS ET AXES DE STRATEGIES ENVISAGEABLES

5.1 CONTRAINTES ET OPPORTUNITES

5.1.1 Contraintes et d'ordre physique

5.1.2 Contrainte et Opportunités d'ordre économique

5.1.2.1 Agriculture et élevage

5.1.2.2 Commerce, Industrie et Transport

5.1.2.3. Les recettes budgétaires

5.1.3 Contraintes et Opportunités d'ordre socioculturelle

5.1.4. La condition de la femme

 5.2 LES ENJEUX, LES DEFIS MAJEURS ET LES VULNERABILITES

 5.3. AXES DE STRATEGIES ENVISAGEABLES

 

CONCLUSION

BILIOGRAPHIE

 

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU N°1 Evolution de la population

TABLEAU N°2 Données sur la population et les superficies par secteur en 2000

TABLEAU N°3 : Répartition spatiale de la population

TABLEAU N°4 Répartition par âge et par sexe de la population ajustée

TABLEAU N°5 Liste des différents services de la Commune et leurs attributions

TABLEAU N°6 Répartition de la population par catégorie Socio-Professionnelle

TABLEAU N°7 Evolution de la production et la consommation

TABLEAU N°8 évolution du budget communal des 5 dernières années.

TABLEAU N°9 évolution des réalisations budgétaires de 1995 a 1999 (en FCFA)

TABLEAU N°10 Recettes par type d'impôts des 5 dernières années

TABLEAU N°11 Dépenses des 5 dernières années

TABLEAU N°12 Taux d'exécution du budget

TABLEAU N°13 Evolution des déficits / Excédents budgétaires

TABLEAU N°14 Effectif de 5 dernières années

TABLEAU N°15 Effectif des 4 dernières années du centre des orphelins

TABLEAU N°16 Personnel par formation sanitaire

TABLEAU N°17 Situation des écoles de la commune année 1999 /2000

TABLEAU N°18 Nombre moyen d'élèves et taux de remplissage par classe : année scolaire 1999/2000

TABLEAU N°19 Répartition des élèves par secteur

TABLEAU N°20 Evolution des infrastructures scolaires et des effectifs des élèves

TABLEAU N°21 Evolution du taux de Scolarisation

TABLEAU N°22 Projection de la population scolarisable et scénarios des besoins en classes

TABLEAU N°23 Effectif des élèves par établissement de 1995/96 à1999 /2000

TABLEAU N°24 Etat du personnel enseignant par Etablissement et par discipline

 

 

LISTE DES GRAPHIQUES

 Graphique N°1 Répartition spatiale de la population

 Graphique N°2 Evolution de la production et la consommation

 Graphique N°3 évolution des réalisations budgétaires de 1995 a 1999 (en f CFA

 Graphique N°4 Taux d'exécution du budget

 Graphique N°5 Evolution du taux de Scolarisation

 

 

 LISTE DES CARTES

 CARTE ADMINISTRATIVE

 CARTE D' INFRATRUCTURE SANITAIRE

 CARTE D’INFRASTRUCTURE SCOLAIRE

 

LISTE DES ABREVIATIONS

-AIS: Agent Itinérant de Santé

-CEG : Collège d'Enseignement Général

-CLAC: Centre de Lecture et d'Animation Culturelle

-CM: Centre Médical

-CNE : Caisse Nationale d' Epargne

-CPL : Centre Populaire de Loisir

-CSDB: Cercle de Solidarité et de Développement du Boulgou

-CSPS : Centre de Santé et de Promotion Sociale

-DREP / CE: Direction Régionale de l'Economie et de la Planification du Centre -Est

-EDS : Enquête Démographique et de Santé

-EPS : Education Physique et Sportive

-INSD : Institut National de la Statistique et de la Démographie

-NATURAMA : Fondation des Amis pour la Nature

-ONATEL : Office National des Télécommunications

-ONEA: Office National de l'Eau et de l'Assainissement

-ONG : Organisme Non Gouvernemental

-PAICB/LCP : Projet d'Appui aux Initiatives Communautaires de Base /Lutte Contre la Pauvreté

-PDR/B : Projet de Développement Rural du Boulgou

-PDR/G : Projet de Développement Rural /Garango

-RBCAH/G: Réhabilitation à Base Communautaire des Aveugles et autres Handicapés de Garango

-RN : Route Nationale

-SAGEDECOM : Service d'Appui à la Gestion et au Développement des Communes

-SDASF: Service Départemental de l'action Social et de la Famille

-SDEEF : Service Départemental de l'Environnement, des Eaux et Forêts.

-SOGETRAC : Société Générale de Transport en Commun

-SONABEL :Société Nationale Burkinabé d'Electricité

-SONAPOST : Société National des Postes

-VIH/SIDA: Virus Immino Déficience Humaine / Syndrome Immino Déficitaire Acquis

-ZATA: Zone d' Appui Technique Agricole

-ZATE: Zone d’ Appui Technique d’Elevage

 

 

 

INTRODUCTION

           

Le Burkina Faso est un pays en développement où les potentialités économiques sont faibles. Pour son développement le pays a opté pour la décentralisation territoriale. C'est ainsi que 49 communes de plein exercice ont été créées dont la commune de Garango. Les nouvelles collectivités locales, pour promouvoir leur développement, auront à élaborer des plans d'action à court ou à long terme.

L'élaboration d'un meilleur- plan de développement d'une localité passe nécessairement par une connaissance approfondie du milieu (Physique, démographique, socio-économique, socio-politique et socio-culturelle).

C'est dans cette optique que s'inscrit l'élaboration de la présente monographie de Garango conçue comme une photographie des lieux, dégageant en même temps les contraintes, les potentialités, les pistes de développement et de recherches   ultérieures.

Elle se subdivise en 5 chapitres essentiels :

v      Le premier chapitre porte sur les caractéristiques physiques et socio-démographiques de la ville de Garango

v      Le deuxième chapitre a trait à l'organisation sociale, politique et administrative

v      Le troisième chapitre présente les activités économiques de la commune et les ressources financières qu'elle est capable de mobiliser

v      Le quatrième chapitre montre les acquis du secteur- social tout en faisant ressortir les insuffisances et les efforts que doit fournir la commune pour le bien-être des populations.

v      Le dernier chapitre fait ressortir dans un premier temps les contraintes et les potentialités des différents domaines et secteurs d'activités économiques et dans un deuxième temps présente une esquisse des orientations pouvant guider les autorités et les différents intervenants dans la mise en oeuvre d'une stratégie  de développement de la commune.

 

METHODOLOGIE DE L'ELABORATION DE LA MONOGRAPHIE

 

a)      Cadre institutionnel et objectifs

 

La présente monographie a été réalisée par la Direction Régionale de l'Economie et de la Planification du Centre-Est.

L'élaboration de cette monographie rentre dans le cadre de l'exécution du programme triennal du SAGEDECOM en vue du démarrage effectif des nouvelles communes.

 L'étude a bénéficié du fu1ancement de ladite institution. Elle vise les objectifs suivants :

v      Mieux connaître la commune (potentialités, atouts, contraintes) ;

v      Fournir aux autorités communales des données de base socio- politiques, physiques, démographiques, socio- politiques, administratives, économiques et  sociales;

v      Etablir un diagnostic des différents domaines et secteurs d'activités économiques et  sociales ;

v      Esquisser des orientations pouvant guider les autorités dans la mise en œuvre d'une stratégie de développement communal.

b) La démarche

L'élaboration de la monographie a comporté trois phases :

v      Une phase de recherche documentaire: elle a consisté à consulter des ouvrages au niveau de l'administration et des services techniques.

 

v      -Une phase de collecte d'informations sur le terrain : Cette étape qui a duré dix jours a été réalisée par trois enquêteurs recrutés et formés à cet effet. La collecte a été réalisée en même temps que les activités de cartographie.

 

v      Une phase d'analyse et de rédaction du rapport : elle a été effectuée par une équipe composée de trois cadres de la DREP / CE. Elle a consisté en une analyse des résultats de la collecte des informations sur le terrain et au niveau de la   documentation.

 

 

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 CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ET DEMOGRAPHIQUES

 

1.1 Cadre Physique

 

Garango est caractérisé par un climat de type soudanien marqué par une saison pluvieuse de mai en octobre et une saison sèche de novembre en avril.

L'étude du milieu prend en compte le relief, les sols, la végétation et l'hydrographie.

 

1.1.1 -Situation géographique

 

La commune de Garango est située à 00 33' de longitude ouest et à 11° 48' de latitude Nord.au Centre-Est du Burkina Faso.

Elle est située à 21 Km de Tenkodogo chef-lieu de la province du Boulgou et à 150

Km environ de Ouagadougou la Capitale. Elle est traversée par la Route Nationale 17 (RN 17) Guiba -Frontière du Togo.

 

1.1.2- Le relief

 

Le relief est accidenté. Il est caractérisé par la présence de collines appelées Boulgou conférant ainsi le nom de la province. C'est un relief résiduel composé d'affleurements rocheux. La ville de Garango est située sur des élévations de terrains caractérisée par des affleurements rocheux de type granitique.

Elle est sillonnée aussi par des bas-fonds non aménagés mais exploités pour la production des fruits ( verger) et la production rizicole.

Du côté Est de la commune le dénivellement a favorisé la réalisation d'un barrage. En effet Garango offre un relief accidenté avec une forte pente d'ouest en Est.

 

1.1.3 -Les sols

 

Il existe plusieurs types de sols dans la commune de Garango :

v      Des lithosols sur cuirasse ou sur rocher

v      Des leptosols lithiques dystriques

v      Des sols ferrugineux tropicaux lessivés indurés superficiels

 

 

v      Des leptosols eutriques phase petroferrique ou phase squelettique où les producteurs cultivent le sorgho rouge.

v      des sols peu évolués d'apport alluvial hydromorphe d'apport colluvial hydromorphe où les producteurs exploitent le riz

v      des fluvisols entériques ou dystiques gleyiques ou combisols aréni-gleyiques pour l'exploitation du riz

v      des sols hydromotphes à pseudogley d'ensemble où sont cultivés le riz et le sorgho

 (Source Plan Régional de Développement du Secteur agropastoral du Centre-Est, 1995)

 

1.1.4 -La végétation.

 

La végétation de Garango est caractérisée par une savane arborée dominée par :

Butyrospernum parkii, Parkia biglobosa, et lannea  microcarpa.

 Elle a une répartition hétérogène due aux paramètres suivants :

v      La nature des sols

v      L'action de l'homme

v      Le climat.

Trois types de végétation caractérisent la commune :

v      La végétation naturelle

v      La végétation exotique

v      La végétation sélective.

 

1.1.4.1 La végétation naturelle

 

Elle se rencontre sur les abords des collines jachères.

L'espèce dominante est Butyrospernum parkii et avec un sous bois dominé par Piliostigma reticulatum et Diospyros mespiliformis et acacia seyal.

Les herbacées sont dominées par Andropogon gayanus.

Dans les bas-fonds l'Acacia sieberiana est représenté.

 

 

11.1.4.2- La végétation exotique

 

Il s'agit des espèces plantées par l'homme dans les habitats, les bas-fonds ou le long  des routes. Les espèces les plus dominantes sont :

v      Mangifera indica : Tous les bas-fonds de la commune sont dominés par les peuplements de cette espèce.

 

v      Psidium guayava ( goyaviers)

 

v      Azadirachta indica ( neem)

 

v      Eucalyptus camaldulensis

 

v      Ceiba pentandra (fromager)

 

 

1.1.4.3- La végétation sélective

 

Elle se rencontre surtout dans les champs. Ce sont les espèces épargnées par l'homme pour les besoins de consommation.

Elle est composée surtout des espèces suivantes :

v      Butyrospernum parkii ( karité)

v      Parkia biglobosa (néré)

v      Ficus gnaphalocarpa (figuier)

v      Lannea microcarpa (raisinier)

 

De façon générale la végétation de Garango est satisfaisante, surtout dans les bas- fonds où le taux de couverture est intéressant. Cependant sur les terrains élevés la végétation arbustive domine.

 

1.1.5 -L'hydrographie

 

Le réseau hydrographique de Garango offre des potentialités pour le maraîchage et l'exploitation rizicole.

En effet la commune regorge de bas-fonds de part et d'autre de la colline " Boulgou ". Ces bas-fonds sont exploités pour le maraîchage.

Les produits maraîchers sont écoulés vers les marchés de Tenkodogo et Koupéla.

Pendant la saison pluvieuse les bas- fonds sont exploités pour le riz ; il faut

 

 

Cependant reconnaître que ceux-ci ne sont pas encore aménagés, ce qui ne permet pas l'occupation maximale des terres et une rentabilité optimale.

La présence des bas-fonds a favorisé la construction d'un ouvrage hydro agricole à l'Est de la commune. A l'aval de ce barrage des cultures maraîchères sont pratiquées : Gombo, oignon, tomate.

Le relief de la ville favorise l'écoulement des eaux d'Ouest en Est.

 

1.2 -Caractéristiques Socio -Démographiques

 

1.2.1 -Historique du peuplement.

 

Les Bissa de GARANGO seraient originaires de YAANDE, une localité située au Nord du Ghana aux environs de Baoukou (BA WHU actuel). Les témoignages recueillis auprès des vieux sont concordants à ce sujet bien que d'aucuns soutiennent qu'ils viendraient du Nigeria où une ethnie composée de "BOUSSA‘’ parlaient une langue avec des points semblables au Bissa. .

 

L’histoire raconte que les bissa sont les descendants d'un chasseur nommé BARSO. Un jour, alors qu'il participait à une battue organisée par son village, il se retrouva avec son cheval au pied de «MEGNON1» du nom de la colline située à l'actuel emplacement des bureaux de la préfecture. Exténué, il décida d'observer un temps de repos à cet endroit. "GAR-GO" s'écrit-il en cherchant un arbre pour se reposer. Cette expression qui signifie en Bissa "la battue finit ici" donnera le nom à

La future ville de Garango sous le règne de POUDBA, 1er chef après BARSO vers l'an 1850. Ce nom n'est qu'une déformation de GAR-GO.

Les descendants de BARSO peupleront par la suite d'autres villages comme Tangaré, Boura, Kayo, Zouga qui relèvent aujourd'hui du département de Garango

 

1.2.2 Evolution de la population

 

Selon le recensement de 1991, la population de la commune de Garango est estimée à 28 291 habitants. Cette population était de 21 987 habitants en 1985. Le

 

___________________________

1MEGNON qui signifie en Bissa le "repos"

 

 

taux de croissance annuel est de 2,32% contre 2,85% pour Tenkodogo et environ 3 % pour Bittou. Avec un tel taux on peut estimer la population à 31 009 habitants en l'an 2 000. La population connaît une croissance relativement lente par rapport aux autres communes de la province.

Ce faible taux d'urbanisation reflète aussi le mouvement de population caractérisé par une forte émigration à partir de la Commune vers l'étranger: Ghana, Côte- d'Ivoire, Europe(Italie) et aussi à l'intérieur du pays.

 

 

Tableau N°1 Evolution de la population

 

 

POPULATION 1985

POPULATION 1996

POPULATION 2000

COMMUNE DE GARANGO

Hommes

femmes

Total

H

F

T

H

F

T

10116

11871

21987

13024

15267

28291

14275

16734

31009

Source : INSD

 

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1.2.3 La répartition spatiale de la population

 

La présence d'infrastructures et l'aménagement de l'espace d'habitation semblent déterminer la répartition spatiale de la population. En effet, on constate une forte concentration de la population dans le centre ville où l'espace est loti et les infrastructures existantes. Cependant, plus on se déplace vers la zone non lotie, plus les infrastructures deviennent rares et la densité de la population faible. Dans cette zone, le mode de vie est plus traditionnel et proche de celui de la campagne.

La population qui vit en zone urbaine représente 51,4 % de la population. Les secteurs situés en zone urbaine sont les no 1, 3, 6 et 7. Ceux situés en zone périphérique sont les n o 2,4 et 5.

La population est répartie en grandes familles. On trouve la famille BAMBARA au secteur 7, la famille LENGANI à Tangaré au secteur 1, la famille NOMBRE à  Pagou, la famille GOMBANI à Zalla au secteur 2, les familles YABRE et BILA à  Pakala au secteur 4, la famille GAMPENI à Kayao au secteur 6 et la famille ZOURE à Boura au secteur 3.

 

1.2.3.1 Répartition de la population par secteur

 

TABLEAU N°2 Données sur la population et les superficies par secteur en 2000

 

 

TOTAL

masculin

femme

Superficie lotie

Superficie non lotie

Superficie totale(Km2)

Densité

Secteur 1

4333

1929

2404

0

9,85

9,85

440

Secteur 2

4347

1986

2361

0

22,42

22,42

194

Secteur 3

3134

1454

1679

0

7,08

7,08

443

Secteur 4

5627

2525

3102

0

9,40

9,40

599

Secteur 5

5092

2321

2771

0

13,30

13,30

383

Secteur 6

2572

1268

1304

1 ,57

11,05

12,62

204

Secteur 7

5904

2792

3113

2,67

1,72

4,39

1345

Total

31009

14275

16734

4,24

74,82

79,06

392

Source : INSD -DREP/CE

 

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1.2.3.2- Répartition de la population par zone d'habitation

 

 

TABLEAU N°3 : Répartition spatiale de la population

 

SECTEURS

POPULATION  1996

POPULATION  2000

 

Zone urbaine

Zone Péri-urbaine

Zone urbaine

Zone Péri-urbaine

Secteur 1

3953

---

4333

---

Secteur 2

--

3966

---

4347

Secteur 3

2859

---

3134

---

Secteur 4

---

5134

---

5627

Secteur 5

----

4646

---

5092

Secteur 6

2347

---

2572

---

Secteur 7

5386

 

5903

---

Total

14545

13746

15942

15066

Source: INSD

 

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1.2.4 -Structure par groupe âge et par sexe de la population

 

D'après les résultats du Recensement Général de la population et de l'habitation de 1996, les Femmes représentent 53,96% de la population résidente soit un effectif de 15 267 personnes (cf. tableau ci-après). On note cependant une prédominante masculine entre O et 20 ans (31,94% de garçons contre 28,68% de filles). La population est très jeune: 48,10% de la population ont moins de 15 ans, tandis que 38,94% ont entre 15 et 49 ans et 12,96% ont 50 ans et plus. Cette situation comporte des implications en terme d'investissements sociaux auxquelles le conseil municipal devra faire face.

 

 

TABLEAU N°4 Répartition par âge et par sexe de la population ajustée

 

AGE

HOMMES %1996

FEMMES % 1996

HOMMES 1996

FEMMES 1996

TOTAL 1996

HOMMES 2000

FEMMES 2000

TOTAL 2OOO

0-4

9,28

9,66

2587

2735

5322

2838

2997

5835

 

5-9

9,21

9,06

2565

2563

5128

2812

2810

5622

 

10-14

5,70

5,19

1587

1468

3055

1739

1608

3347

 

15-19

4,75

4,77

1322

1353

2675

1448

1483

2931

 

20-24

3,01

4,27

837

1208

2045

917

1325

2242

 

25-29

2,65

4,27

740

1208

1948

811

1325

2136

 

30-34

1,97

2,94

550

833

1383

604

913

1517

 

35-39

2,03

2,77

566

785

1351

621

860

1481

 

40-44

1,48

2,27

414

641

1055

454

702

1156

 

45-49

1,64

2,12

455

600

1055

499

657

1156

 

50-54

1,13

1,61

314

456

770

345

500

845

 

55-59

1,25

1,51

350

426

776

383

467

850

 

60-64

0,90

1,09

252

312

564

276

342

618

 

65-69

0,74

0,85

205

241

446

224

265

489

70-74

0,43

0,60

119

171

290

131

186

317

 

75-79

0,25

0,36

70

103

173

76

113

189

80 et +

0,32

0,58

91

164

255

97

181

278

Total

46,04

53,96

13 024

15 267

28 291

14275

16734

31009

Source: DREP /CE

 

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1.2.5 Les ethnies

 

La Commune est peuplée essentiellement de bissas qui représentent 95 % de population. Les peuhls constituent le second groupe avec 3 %. On les retrouve au secteur 6 où ils fondent un village. Les autres constituées en majorité de Mossis ne représentent que 2 %. On les retrouve dans tous les secteurs.

1.2.6 -La religion

 

La population de Garango est répartie entre trois principales religions. Il s'agit du christianisme, de l'islam et de l'animisme.

 

Les animistes se retrouvent dans tous les secteurs. Toutefois, cette religion connaît un certain recul face aux autres religions.

La religion musulmane connaît, elle aussi, un essor assez important. Au niveau de chaque secteur et de chaque village on a au moins une mosquée. Ils sont les plus nombreux (environ 60% de la population). Ils sont dominants dans les secteurs 1, 2, 3, 4 et 5.

La religion chrétienne est présente à travers deux principales subdivisions: les catholiques et les protestants. Les catholiques sont fortement présents au secteur 6 et 7. Ils représentent environ 20 %. L'église centrale est implantée au secteur no7.

Au niveau de la religion protestante qui ne représente que 5 % de la population, on distingue les assemblées de Dieu, les baptistes et les apostoliques.

 

1.2.7 -Composition et taille des ménages

 

Le recensement général de la population et de l'habitation de 1996 a dénombré 4221 ménages pour une population totale de 28 291 habitants. La taille moyenne des ménages est de 6,7 personnes ce qui est au-dessus de la moyenne de l'ensemble du milieu urbain du pays qui est de 6,2. L'importance de la taille des ménages est révélatrice d'une situation de pauvreté. En effet, d'après les spécialistes des questions liées à cet aspect, il existe un lien entre la pauvreté et la taille des ménages.

 

1.2.8 -Population active et activités économiques

 

La population en âge d'activité représente 76,79 %. Elle est de 75,74 % pour les hommes et de 77,70 % pour les femmes. Le taux d'activité global de la population est estimé à 54,8 %, dont 55,6 % pour les hommes et 54,1 % pour les femmes. Le taux de chômage est de 1,1% pour l'ensemble des deux sexes. Il est de 1,8 % pour les hommes et de 0,4 % pour les femmes.

Les principales activités sont: l’agriculture, l’élevage et le commerce. Plus de 95 % de la population de la zone péri-urbaine pratique l'agriculture associée à l'élevage comme activité principale. La zone urbaine mène des activités variées: en plus de l'agriculture pratiquée par une partie de la population, on y pratique le commerce général, la soudure, la menuiserie, la mécanique, la couture, la forge, le tissage, la cordonnerie etc. ..

 

1.2.9. -Les facteurs du mouvement démographique

 

1.2.9.1- La mortalité

 

Il manque de données fiables sur la mortalité qui est pourtant un phénomène important qui influe sur la population. La plupart des décès n'étant pas déclarés à la mairie, il est donc difficile d'apprécier le niveau de mortalité. Selon l'EDS de 1993, le taux de mortalité au niveau de la province est d'environ de 18 %o. Le taux de mortalité infantile est de 112 %O selon l'enquête démographique et de santé de1993.

 

 1.2.9.2 - Les migrations

 

La migration est un phénomène qui n'épargne aucune ville ni aucun village de la province du Boulgou. Elle touche toutes les couches sociales et tous les milieux.

Elle est surtout observée au niveau de la tranche jeune de la population.  Les causes sont multiples. Les principales souvent retenues sont liées aux problèmes de terre, de surpâturage, d'emploi, de conflits familiaux et convenances personnelles

 

a) Emigration

 

On peut retenir les types d'émigrations suivants :

 

v      Les départs pour des raisons d'études vers Ouagadougou et Tenkodogod'autres centres mieux équipés en infrastructures scolaires du pays ou à  l'étranger.

v      Le déplacement des agriculteurs vers Lengha, Lergho et Niarba (Niaogho)  récemment vers la vallée de la Nouaho et la plaine agricole de Bagré.

v      Le déplacement vers les sites d'orpaillage de Dassui dans la province du Kourittenga et de Mognoré dans la province du Boulgou. .

v      Enfin les départs pour des raisons diverses (recherche de travail, besoins d'argent, convenances personnelles) ont lieu vers l'intérieur du pays et vers les pays voisins tels que le Ghana, la Cote d'Ivoire, le Togo et surtout vers l'Europe (Italie, Allemagne...)

 

 

b) L'Immigration

 

L'immigration contrairement à l'émigration est un phénomène très peu observé au niveau de la commune.

 

c) Impacts économiques et sociaux de la migration

 

 

1)       Impacts sociaux

 

 

La migration comporte certains avantages dont notamment :

Ø       -L'amélioration des revenus; d'une façon générale les émigrants semblent plus économiquement nantis que ceux qui sont restés sur place,

Ø       L'accès à une certaine aisance matérielle

Ø       La décrispation des conflits familiaux et des conflits de terre.

Cependant on déplore souvent des pertes en vies humaines du fait des maladies que cette même migration véhicule d’un pays à l’autre. Le coût social est souvent négligé face aux gains matériels et financiers de la migration.

 

2 )- Impacts économiques

 

L'amélioration des conditions de vie des émigrants influence dans une certaine mesure celle de la collectivité. On note à ce niveau le rapatriement de fonds, la participation aux investissements sociaux, le soutien aux familles.

A côté de tout cela, on note une perte de bras valides, qui laisse quelquefois des  familles entières sans soutien et dans la désolation totale. La perte est également ressentie au niveau général par une baisse de la population et une perte d'actifs.

Cependant des compensations sont parfois observées à travers des transferts de fonds de la part de ces migrants, en provenance des pays d'accueil.

 

3 )- Impacts culturels

La migration influence la culture bissa. Les contacts avec les cultures des  immigrants agissent sur la culture du terroir. Les émigrés également reviennent avec d'autres valeurs qu'ils disséminent dans le tissu social. Tout cela a un impact certain sur la vie des communautés. Cependant, en l'absence d'étude spécifique, il est difficile d' apprécier la portée de ces brassages culturels.

 

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CHAPITRE 2 : L’ ORGANISATION SOCIALE, POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE

 

2.1. Les services déconcentrés

 

On peut distinguer, deux groupes de services déconcentrés basés dans la commune de Garango : les services administratifs et les services techniques et de sécurité. En générale, leurs compétences débordent le cadre communal. Ils agissent en tant que structures déconcentrées de l'Etat.

 

2.1.1. Les services administratifs

 

* la Préfecture Mairie

 

Elle est chargée de l'Administration générale, la supervision, le contrôle et la coordination des activités des services déconcentrés de l'Etat, les ONG et les projets respectivement au niveau départemental et communal de Garango. Ses problèmes éventuels seraient le manque d'infrastructures, d'insuffisance du personnel et de moyens matériels.

La vie économique et sociale est régie par une structure appelée Délégation Spéciale Communale. Elle est présidée par le Préfet maire.

La délégation Spéciale est composée des chefs de service, des responsables administratifs des secteurs, des responsables d'association, des présidents des comités de jumelage.

Ses missions touchent essentiellement deux points:

- Définir les grandes orientations en matière de développement communal. A cet  effet

v      Elle évalue les ressources potentielles de la Commune et donne les directives à leur exploitation.

v      Elle discute et adopte les plans de développement communaux et contrôle leur exécution.

v      Elle règle par ses délibérations les affaires de la Commune et donne son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises.

Ø       Délibérer sur :

§         le budget communal

§         les crédits supplémentaires

§         les comptes administratifs et de gestion de la Commune,

§         le taux des taxes et redevances perçues par la Commune,

§         les emprunts à contracter,

§         L'acceptation ou le refus de dons et legs au profit de la Commune.

La Délégation Spéciale est consultée sur :

§         l'organisation administrative de la Commune, la modification des limites territoriales des secteurs,

§         les projets de plans et programmes à caractère économique intéressant la Commune,

§         Le programme d'équipement économique, social et culturel de la Commune.

L'administration communale est dirigée par le Préfet- maire. Pour réaliser les missions qui lui sont confiées, elle s'est organisée autour de cinq services :

 

TABLEAU N°5 Liste des différents services de la Commune et leurs attributions Services Attributions

SERVICES

Nombre d’agents

Attributions

Comptabilité

1

Tenir la comptabilité communale, élaborer le budget communal,établir les comptes administratifs, payer les salaires.

Etat civil

2

Etablir les actes de naissances,de mariage, de décès, certificat de vie.

Délivrer les cartes de famille, faire des recensements administratifs et tenir le registre de population par secteur

Bureau militaire

1

Confection des quittances pour les pensions et délivrer les autorisations de port d’armes.

Perception

3

Percevoir les recettes communales (fourrières , taxes de marché, d’abattages…)

 

Secrétariat

1

Saisie de document, tenu du courrier.

 

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L'administration communale ne dispose pas d'une organisation capable de répondre aux attentes de la délégation notamment en matière d'élaboration des plans et projets de développement et de voirie. Aucun service ne semble s'occuper de ces volets. Cela s'explique sans doute par l'insuffisance de personnel.

 

2.1.2. Les services techniques et de sécurité Publique

 

v      Le Service Départemental de l'Action Sociale: Il est chargé de la promotion Sociale, économique et juridique de la famille, de la femme, de l'enfant et des groupes vulnérables.

v      L'inspection de l'enseignement primaire: Elle a pour mission de mettre en oeuvre la politique en matière d'éducation. Son action dépasse le cadre départemental.

v      ZATA (Zone d'Appui Technique Agricole) : Elle est chargée de la coordination des activités de l'agriculture, de l'amélioration des potentialités techniques des producteurs et des agents dans le domaine de la production agricole, la conservation des ressources et l'organisation des paysans. Elle appuie et encadre les producteurs à la production agricole.

v      La perception: Elle est démembrement du trésor public basé à Tenkodogo.

Elle est chargée du recouvrement des recettes ( impôts, taxes, subventions, dons ...) et de l'exécution des dépenses.

v      Le Centre Médical et le Dispensaire Urbain de Kayo : Leurs missions sont de prévenir et de lutter contre les maladies en prenant des mesures préventives et curatives.

v      ZATE (Zone d'Appui Technique d'Elevage) : Sa mission est l'encadrement des éleveurs et la lutte contre les affections animales.

v      Le service départemental de l'environnement: Il est chargé au niveau local de la promotion d'une gestion durable des ressources naturelles, des forêts de la faune et de la pêche. Il intervient dans la préservation de l'environnement et de l'amélioration du cadre de vie des populations.

 

v      Le commissariat de police: Il a pour mission d'assurer la sécurité des personnes et des biens et de lutter contre la délinquance.

v      La gendarmerie: Elle veille à la sécurité publique, au maintien de l'ordre, à la protection de l'institution, des personnes et de leurs biens.

 

2.1.3. les services Parapublics :

 

v      L'Office National de l'Eau et de l'Assainissement ( ONEA) : est un centre chargé de la production et de la distribution de l'eau potable dans la commune.

v      L'Offre National des Télécommunications ( ONATEL ) : Sa mission est de promouvoir les télécommunications au niveau de la localité. Sa capacité de branchement est de 75 dont 45 sont actuellement utilisés. Elle ne dispose que

d'une cabine publique

v      La Société Nationale Burkinabé d'Electricité ( SONABEL ) : Elle est connectée à Tenkodogo, son :rôle est la distribution de l'énergie électrique.

v      La Société Nationale des Postes ( SONAPOST ) : son rôle est la collecte et la distribution du courrier ( lettres et colis postaux ) le transfert de mandats.

Elle dispose de 90 boites postales dont 60 en location.

 

2.2. Les Services décentralisés

 

v      Le marché: Il est l'organe central de la vie économique de la commune et du département. Il se tient tous les trois ( 03 ) jours. Il est de premier ordre et présente une ossature vétuste et inorganisée. De ce fait il serait avantageux d'envisager sa restructuration.

v      Le Centre Populaire de loisir: il est sous la tutelle actuelle de la préfecture.

 

v      La CLAC (Centre de Lecture et d'Animation Culturelle) : Elle est sous la responsabilité de la préfecture et dirigé par un comité des gestions de 9 membres

 

2.3. les projets

 

Le Projet de Développement Rural -Garango : C'est une déconcentration du Projet de Développement Rural du Boulgou. Ses activités sont: l'Appui conseil, la Formation, l'Organisation et la Responsabilisation des producteurs.

Réhabilitation à Base Communautaire des Aveugles et autres Handicapés de Garango (RBCAH/ G ) : Il est sous la tutelle du Diocèse de Koupéla. Son approche de développement local est basée sur la réhabilitation des personnes handicapées par la prévention, les soins et la réadaptation. Il est confronté essentiellement aux problèmes du coût élevé des interventions dans le pays et au désengagement progressif des bailleurs de fonds.

 

2.4. ONG -Associations -Coopératives.

 

v      DAKUPA: Initialement appelé Cercle de Solidarité et de Développement du Boulgou (CSDB), il a pris le nom autochtone Bissa " DAKUPA " qui signifie " Entraide ". Son objectif est d'offrir aux groupements membres un cadre de concertation, de réflexion et d'action basée sur une approche plus large, intégrée et participative des questions de développement de la région du Boulgou.

 

* BISSAKOU –POU : C'est une association qui a pour objectif d'œuvrer à la participation effective des populations, à la conservation de la nature et au développement à travers :

Ø       La mise en oeuvre des actions de gestion rationnelle des ressources naturelles et de préservation de l'environnement ;

Ø       La réalisation des actions qui tendent à protéger les écosystèmes qui peuvent améliorer le cadre de vie ;

Ø       La lutte contre la pollution et autres nuisances ;

 

v      La promotion de la sécurité alimentaire ;

v      L'animation, l'éducation, la formation des populations en vue d'éradiquer les maux qui minent le développement au plan local ;

v      La promotion de l'alphabétisation en milieu rural.

Son nom signifie " la Nature des pays Bissa". Affiliée à NATURAMA

v      Caisse populaire: C'est une coopérative d'épargne et de crédit, c'est à dire une association de propriétaires des usagers ayant les mêmes besoins, qui s'organisent pour résoudre leurs problèmes par la mise en commun de leur épargne et par la suite se donner les moyens de s'accorder du crédit.

v      Entreprises publiques: L ' Abattoir

v      Entreprises privées :

v      Le Bar -restaurant -hôtel TROPICANA

v      3 Bars -Dancing ( le paradis, le Doménazekoula, l' Amitié)

v      6 Dépôts pharmaceutiques ( Laafibou, Nayeba, l'Amitié, un à la mission catholique et les deux autres au sein des structures de santé).

v      L'auto -école (VELAUREX/Garango)

v      Boutiques de comme1:ce générale et de détail

v      1 Restaurant ( Le SNACK KISWEND SIDA)

v      1 Station d'essence (ELF)

v      1 Société de transport ( SO.GE.TRA.C)

v      Des kiosques à café.

v      1 point de vente et d'exploitation de bétail.

v      1 vidéo-club

 

2.5. Le pouvoir politique

2.5.1. Le pouvoir politique Traditionnel

Il est détenu par sa majesté le Naba -Koom qui occupe le neuvième (9è) rang après BARSO. Il est assisté de six (6) ministres qui sont :

v      Le Daporé -Naba qui joue le rôle de conseiller

v      Le Samandé -Naba dont le rôle est assimilable à celui du Daporé Naba.

v      Le Malgré-Naba qui joue le rôle de facilitateur.

v      Le Kam -Naba qui joue le rôle de ministre de la jeunesse

v      Le Baloum -Naba chargé de veiller sur le chef et de prononcer les discours du chef à ses sujets.

v      Le Zaka -Naba qui en fait est le secrétaire.

Sa majesté coiffe dix- neuf (19) sous -chefs des dix neuf (19) villages qui sont sous sa coupe.

Il n'existe pas un cadre formel définissant les relations entre la chefferie coutumière et l'administrations. Ce sont plutôt des rapports de respect mutuel. Le pouvoir traditionnel collabore à la résolution des éventuels problèmes sociaux.

L'administration lui reconnaît de façon informelle une valeur morale et culturelle.

Le caractère informel entretenu autour de la chefferie traditionnelle est à l' origine de troubles divers. Les règles du fonctionnement de l'ordre traditionnel ne sont plus applicables dans le droit moderne et aucune disposition légale ne vient suppléer ce vide; d'où des libéralités de certaines personnes qui sont facteurs de troubles parfois dommageables pour la société entière.

 

2.5.2. Le pouvoir politique moderne

2.5.2.1. La date et la création de la circonscription

La ville de Garango a été érigée en subdivision le 22 avril 1958 et en cercle en avril 1960. Ce n'est finalement que le 06 avril 1982 suivant Décret N° 82-0115/PRES/ CMRPN/IS/SG/DCP qu'elle a acquis le statut de commune.

 

2.5.2.2. Evolution de la circonscription

Suivant le Décret N°82-0115/PRES/CMRPN/IS/SG/DCP du 06 avril 1982, Garango était une commune de moyen exercice. Elle était administrée par un préfet Maire nommé en conseil de ministre. Elle avait une autonomie relative. En 2000 une loi a été votée érigeant Garango en une commune de plein exercice.

 Désormais, elle a une autonomie totale: elle vote son budget, élit son maire et  décide de sa destinée. Elle est donc une collectivité territoriale décentralisée ayant  une autonomie financière et jouissant d'une personnalité morale.

 

2.5.2.3. Types de gestion du pouvoir.

A l'étape actuelle et avant l'élection du Maire, Garango est administrée par un préfet qui constitue une émanation du pouvoir central. Le préfet exerce le pouvoir , de l'Etat aussi bien sur la commune que sur le département.

Garango, ne dispose pas encore d'un pouvoir local séparé qui serait représenté par  un Maire et ses conseillers municipaux. Ainsi donc le préfet cumule les deux (02)  modes de gestion du pouvoir.

 

2.5.2.4. La coopération décentralisée

Garango est jumelé à deux villes européennes. Il s'agit de la ville de LAVAL en  France et celle de LADENBOURG en Allemagne.

Au titre des réalisations de cette coopération, on peut citer:

v      Le financement des groupements villageois ;

v      La remise de trousseau aux enfants parrainés( 40.000 F / Enfant) par Ladenbourg à hauteur de 50 millions / an ;

v      L'appui aux écoles de production ( élevage, reboisement) ;

v      La construction des écoles de Pagou, Bargasgho, Bougoula etc

v      L'appui aux services de santé

Au-delà des réalisations concrètes qu'apporte cette coopération, elle reste un facteur important dans le développement de la commune par l'expérience que pourrait tirer  la jeune commune de l'administration des villes de Laval et de Ladenbourg.

 

 2.6. Cadre administratif

 

2.6.1. Localisation de la commune.

 

La commune de Garango compte sept (7) secteurs, eux -mêmes subdivisés en quartiers ou villages. Son rayon est d'environ 5 Km et couvre une superficie de 79,06 km2 environ. Administrativement, la commune est limitée :

 

v      Au Nord par le village de Sabtenga (Département de Tenkodogo) au PK 8,5.

v      Au Sud par le village de Belgué (Département de Garango ) au PK 5

v      A l'Est par le village de Bidiga (Département de Tenkodogo)au PK 4

v      A l'Ouest par le village de Torla (Département de Garango au PK 5,4

 

2.6.2. Subdivision en secteurs / quartiers / zones.

Les secteurs sont au nombre de sept (07) désignés par une numérotation, allant du chiffre 1 au chiffre 7. Chaque secteur regroupe un certain nombre de quartiers et de villages communaux.

v      Le secteur N° 1 : Composée des quartiers et villages de: Guerma, Gangla,Tangaré

v      Le secteur N° 2 : Composé des quartiers et villages de. Zalla, Pagou, Gargou,

v      Le secteur N° 3 : Composé les quartiers et villages de: Boura, Sarégou, Pousga,

v      Le secteur N° 4 : Composé des quartiers et villages de: Pakala, Saounokou, Zidré

v      Le secteur N° 5 : Composé des quartiers et villages de: Magourou, BargasghoLourgogho

v      Le secteur N° 6 : Composé des quartiers et villages de: Garango peulh, Kayo, Bougoula

v      Le secteur N° 7 : Composé des quartiers et villages de: Zanga, Zangapida, Garango, Karpougo, Kiabidé, Guenlè, Kindama, Bangoula.

La nature de l'ensemble des activités rencontrées permet de distinguer une zone urbaine et une zone rurale :

v      Une zone urbaine qui regroupe les secteurs numéro 1,3,6 et 7

v      Une zone rurale composée des secteurs numéro 2,4 et 5.

La densité de la population est d'environ 392 habitants au km2. Ce fort taux traduit des efforts qui sont attendus des autorités communales face aux problèmes tels que la construction d'infrastructures sanitaires et scolaires, le besoin en logement, l'approvisionnement des populations en eau potable et l'assainissement d'une façon générale.

 

 

2.7. Répartition de la population par catégorie Socio-professionnelle

 

Dans la commune, la population se repartie par classe Socio-professionnelle de la manière suivante

 

 

TABLEAU N°6 Répartition de la population par catégorie Socio-professionnelle

 

Catégories Socio- professionnelles

Nombre

Pourcentage ( % )

 

Agriculteurs

15462

60,00

 

Eleveurs

1 288

5,00

 

Commerçants

210

0,81

 

Salariés du public et du privé

154

0,60

 

Missionnaire ou Religieux

12

0,04

 

Secteur informel

8645

33,55

 

Total

25771

100,00

 

Source: Extrait des résultats du recensement administratif de la population de 1998.

 

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La forte proportion des agriculteurs ( cultivateurs) explique la présence de nombreux champs dans la commune et lui confère son caractère rural. Cependant chaque famille dispose en plus de ces champs, d'autres lopins de terre en brousse. Les commerçants sont pour la plupart des autochtones. Ils vont et viennent entre la commune et les chefs -lieux de départements voisins. Le secteur informel est pratiquement difficile à appréhender en raison de la diversité et du caractère versatile des activités. La stratification sociale basée sur l'ordre traditionnelle semble ne pas exister. L'appartenance à la famille royale ou à une quelconque ethnie ne constitue pas des éléments de différenciation des populations.

 

2.8. le mariage

 

Malgré l'existence d'un code de famille on note toujours la persistance du mariage de type traditionnel. De nos jours, les efforts tendent à assurer à ce type d'union la légalité reconnue par la loi en le complétant par le mariage célébré par l'officier de l'état civil.

 

2.8.1. le code de la personne et de la famille

 

Ses dispositions ne sont pas encore bien des populations. Cette situation s'explique par l'analphabétisme des populations et surtout le poids des coutumes qui apparaît encore plus fort que les dispositions de la loi. Néanmoins c'est un code qui connaît un début d'application.

 

2.8.2 les formes de mariage

 

A côté du mariage régi par le code des personnes et de la famille; on observe d'autres types d'unions basées sur la coutume ou les religions. On distingue :

 

v      Le mariage civil, il est celui célébré par l'officier de l'état civil. C'est cette forme qui,  est régie dans le code de la personne et de la famille.

 

v      Le mariage religieux (animiste, musulman ou chrétien). Célébré par les  responsables religieux. Il est une cérémonie par laquelle les liens sont scellés devant le Dieu ou l'ancêtre des époux et l'ensemble de leur communauté  religieuse,

 

v      Le mariage coutumier consacre l'union entre les époux devant les ancêtres et le collège des sages par l'observation des coutumes. C'est une façon pour les mariés d'observer les règles de leur culture ( généralement celle des parents de la fille). Il est une forme de reconnaissance officielle des liens conjugaux par les membres des familles de l'époux et de l'épouse. En général le mariage scelle ces types de liens. De nos jours, les unions observent ces différents types de mariage. Chaque forme étant valable en fonction du groupe d'appartenance des futurs mariés, les époux les célèbrent toutes généralement à des moments qu'ils déterminent avec leurs communautés.

 

2.8.3 le processus de mariage

 

A Garango, le don des filles en mariage n'a plus cours. Les unions débutent par le libre choix entre deux personnes ( garçon/ fille) ; ensuite les familles s'impliquent par une cérémonie de demande de main et enfin le mariage. Le mariage dans son processus connaît quatre ( 4 ) étapes :

v      1 ère étape : Elle est une étape de présentation et d'information de manière officielle des liens d'amitié entre les deux jeunes et de leur projet d~union. Après consultation de la jeune fille, sa famille donne son avis qui, en général, est favorable. Des cadeaux symboliques ( argent, cola) sont remis en guide de remerciement.

v      2ème étape : Elle marque le début de la célébration du mariage coutumier. Une  cérémonie est organisée pour permettre au jeune garçon de s'acquitter d'une dote  symbolique ( Argent, cola, tête de bétail ). Elle est appelée' Acceptation'. Une somme d’argent est remise à la fille pour l’achat de pagnes et d’objets de parure et de cuisine.

v      *3èm étape : En général, Elle est appelée 'Salutations'. La salutation unit les deux familles et officialise l'acceptation du futur gendre. Là également des cadeaux  (argent, cola, sel) sont offerts aux membres de la famille de la jeune fille. Cette cérémonie est clôturée par un repas &-uga1 offert au gendre et à la délégation qui l'accompagne.

v      4ème étape: Elle est la phase du mariage religieux. la célébration du mariage est faite par la suite dans les formes civiles et religieuses. Coutumièrement, elle se traduit par la conduite de la mariée chez son époux par une délégation des joyeux copains du marié et de parents.

 

2.8.4. la femme et le mariage

A Garango la femme dispose d'une certaine liberté de décision, quant au choix de son conjoint. Toutefois, les liens entre filles et garçons portant le même nom de famille et ceux entre BAMBARA et LINGANl qui sont interdits. Cependant le choix de la femme reste toujours soumis au consentement de ses parents.

 

Dans le foyer conjugal, la femme est encore économiquement dépendante de son  époux. Mais de nos jours grâce à leurs activités de petit commerce ( légume,  restauration, confection de vêtements, vente de dolo. ..), elles arrivent à avoir une indépendance relative. A Garango la fabrication de dolo ou bière locale à base du mil rouge germé et séché est très florissante et offre des revenus substantiels aux femmes.

 

2.9. la place de la femme dans la société

D'une façon générale, la tradition confère à l'homme une suprématie sur la femme.

Sur la base de cette même tradition, une répartition du travail existe entre l'homme et la femme. Reviennent généralement aux hommes les travaux requérant des efforts physiques comme la confection des briques ou la construction des  maisons. ..tandis qu’à la femme sont réservées les autres tâches comme les travaux ménagers, l’éducation des enfants. Elle participe aux prises de décisions concernant la vie de la société mais pas dans le cadre d'un débat d'échange avec la classe dirigeante de la communauté; on la consulte dans un cadre privé et son avis est par:fois déterminant dans les décisions. Mais avec les différents séminaires et  ateliers de formation organisés à l'intention des chefs traditionnels et même les différents responsables de la localité on note déjà des changements notables qui se traduisent de plus en plus par: la présence des femmes dans les activités économiques tels que le commerce, la transformation des produits agricoles. Le taux de scolarisation des filles tend également à s'améliorer. Cependant beaucoup reste à faire car: la majorité de la population est analphabète et reste attachée aux  valeurs traditionnelles.

 

2.10. Régulation de l'ordre social

Les lois et règlements qui régissent l'ensemble du pays régulent aussi l'ordre social au niveau de la commune de Garango. Mais à coté de ces textes, il y a l'ordre  traditionnel. Il est symbolisé par: sa majesté le chef de Garango. Celui-ci préside un conseil de sages qui se prononce sur des questions que la communauté lui présente.

 

Le pouvoir du Chef de Garango n'est pas régi par des textes mais la communauté qui le soutient lui fait confiance et respecte ses délibérations. Mais le recours aux lois modernes n'est pas exclu en cas de non-satisfaction de l'une des parties. Il se pose donc la question: comment faire en sorte que cette chefferie traditionnelle serve mieux la communauté qui lui reste fidèle dans un contexte moderne régi par des lois écrites ?

 

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CHAPITRE 3 : LES ACTIVITES ECONOMIOUES ET FINANCIERES

 

3.1 Les activités économiques

 

Les principales activités économiques des populations sont: l'Agriculture et l'élevage qui occupe 80%, le commerce et l'artisanat 18% et les services 2%.

3.1.1 L'Agriculture et l'élevage.

 

L'agriculture occupe une grande partie de la population. En hivernage les populations sèment le long des six mètre de la commune. Les principales cultures vivrières actuellement produites sont: Le sorgho rouge, le sorgho blanc, le mil ,maïs. Les cultures de rente sont: le Niébé et le coton. On peut également citer le soja, le sésame, le voandzou comme sous cultures de rente. La production maraîchère est non moins importante. A ce titre, on rencontre la production de l' oignon, la tomate et l'aubergine locale.

 

L'élevage constitue la deuxième activité économique de la population après l'agriculture. Les habitants de la commune élèvent des petits .ruminants, des porcs et de la volaille. Avec la pratique de l'embouche on observe une monté de l'élevage du gros bétail (en occurrence les boeufs). L'élevage semi -intensif est pratiqué par l'association d'éleveurs (peuhls de Garango), et l'élevage intensif par l'association DAKUPA. Les habitants élèvent aussi des chiens qui leur servent de gardiens.. L'activité d'élevage bénéficie d'un parc de vaccination, d'un abattoir et de l'existence de puits pastoraux. Il connaîtra un essor certain avec la réalisation du projet de construction du marché à bétail dont l'impact pour la commune est certain.

 

3.1.2 L'artisanat

 

D'une façon générale, l'artisanat semble revenir à ceux qui gagnent difficilement leur vie (handicapés physiques, filles sens occupation). Néanmoins, avec la présence d'infrastructures créées à cet effet (centre de soudure des handicapés, centre de

 

promotion féminine, collège d'enseignement technique comptant une section menuiserie et une section mécanique), c'est un secteur qui intéresse peu à peu toute la population.

Les différents types d'artisanat qui existent sont :

v      L'artisanat de production avec la production d'outillages agricoles, de premiers, d'objets en peau (sac à main, chaussure. ..) de soudure, de menuiseries, de poteries...

v      L'artisanat de service avec la présence autour du marché des mécanicien, des tailleurs.

v      L'artisanat d'art qui est très peu développé.

 

3.1.3 L'industrie

Le secteur industriel est inexistant dans la commune. On note simplement la présence d'une une mini-laiterie mise en place par DAKUP A, qui traite le lait et fabrique du yaourt.

 

3.1.4. L'énergie.

 

3.1.4.1 La biomasse ligneuse

Les populations font essentiellement recours au bois et au charbon de bois comme principale source d'énergie dans la commune. On estime le volume de la consommation de bois à 36 825 m3 en 1998. Ce bois vient essentiellement des chantiers de coupe qui sont :

v      La brousse de Lergho (Zini et Gotinga) ;

v      La brousse de Bargasgho ;

v      La brousse de Lourgogho ;

v      La brousse de Sabtenga.

 

Les résidus de récoltes et la bouse de vaches sont également des sources d'énergie qui sont couramment utilisées. La consommation de gaz est encore très peu vulgarisée. Ce sont surtout les salariés qui y ont recours.

 

Malgré son faible taux d’urbanisation,la commune de Garango a déjà un besoin important en bois de chauffe. L’importance de la coupe du bois nécessaire à la satisfaction de ces besoins, et la faiblesse des pluies participent à la désertification des localités environnantes. Il y a donc lieu d’envisager une politique de sensibilisation des populations pour préserver leur environnement. Les axes de cette politique peuvent concerner :

v      La rationalisation de la coupe du bois de chauffe ;

v      L’utilisation des foyers améliorés et la vulgarisation du gaz domestique ;

v      Le reboisement en ville et dans les champs.

 

3.1.4.2  L’énergie électrique.

La commune est alimentée par un réseau électrique connecté au réseau électrique de Tenkodogo depuis le 20-12-99.

 

3.1.4.3.  hydrocarbure

En dehors de l’énergie électrique et du bois, il y a aussi des hydrocarbures. L’essence , le gaz oil, le gaz et le pétrole sont vendus par une seule station (ELF).

Mais on note  la présence de petits points de vente d’essence et de pétrole en bouteille un peu partout. Cette vente est le fait de petits commerçants.

 

3.1.5  L’eau

Le centre de regroupement ONEA gère un réseau de distribution d’eau urbaine. La longueur actuelle du réseau est de 217935 m avec 15 bornes fontaines. Le nombre total d’abonnés est 53. La faiblesse du nombre d’abonnés s’explique en partie par l’importance des frais de branchement et la pauvreté des populations.

 

 

TABLEAU N°7 Evolution de la production et la consommation

 

Libellés / Années

1997

1998

1999

Production (m3)

47.155

42.880

48.831

Consommation(m3)

43.657

41147

46545

Source : ONEA Garango

 

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Le tableau ci-dessus permet de noter que d'une manière générale la production est restée suffisante depuis 1997. Il faut toutefois observer les mois de mars en avril sont des moments de pénuries et de coupures intempestives.

En plus de ce réseau d'adduction d'eau, la commune dispose par ailleurs de 14 forages. On rencontre également 2 retenues d'eau à usage multiple au bénéfice des populations: abreuvement du bétail, maraîchage, construction d'habitat. Mais ces retenues d'eau sont d'un état si précaire qu'elles tarissent en saison sèche.