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MONOGRAPHIE DE LA COMMUNE DE GARANGO SAGEDECOM Juillet 2000 |
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Version électronique réalisée par la
Direction du Projet Inforoute des Collectivités Locales Janvier 2003 |
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CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ET DEMOGRAPIQUES
1.1 CADRE
PHYSIQUE
1.1.1
Situation géographique
1.1.2 Le
relief
1.1.3 Les
sols
1.1.4 La
végétation
1.1.4.1 La
végétation naturelle
1.1.4.2 La
végétation exotique
1.1.4.3 La
végétation sélective
1.1.5
L’hydrographie
1.2
CARACTERISTIQUES SOCIO- DEMOGRAPIQUES
1.2.1
Historique du peuplement
1.2.2 Evolution
de la population
1.2.3 La
répartition spatiale de la population
1.2.3.1
Répartition de la population par secteur
1.2.3.2
Répartition de la population par zone d'habitation
1.2.4
Structure par groupe âge et par sexe de la population
1.2.5 Les
ethnies
1.2.6 La
religion
1.2.7
Composition et taille des ménages
1.2.8
Population active et activités économiques
1.2.9. Les
facteurs du mouvement démographique
1.2.9.1 La
mortalité
1.2.9.2 Les
migrations
CHAPITRE 2 : L’ORGANISATION SOCIALE, POLITIQUE ET
ADMINISTRATIVE
2.1. LES
SERVICES DECONCENTRES
2.1.1. Les
services administratifs
2.1.2. Les
services techniques et de sécurité Publique
2.1.3. Les
services Parapublics :
2.2. LES
SERVICES DECENTRALISES
2.3. LES
PROJETS
2.4. ONG
-ASSOCIATIONS- COOPERATIVES
2.5. LE
POUVOIR POLTIQUE
2.5.1. Le
pouvoir politique Traditionnel
2.5.2. Le
pouvoir politique moderne
2.5.2.1. La
date et la création de la circonscription
2.5.2.2.
Evolution de la circonscription
2.5.2.3.
Types de gestion du pouvoir
2.5.2.4. La
coopération décentralisée
2.6. CADRE
ADMINISTRATIF
2.6.1.
Localisation de la commune
2.6.2.
Subdivision en secteurs/quartiers/ zones
2.7.
REPARTITION DE LA POPULATION PAR CATEGORIE SOCIO PROFESSIONNELLE
2.8. LE
MARIAGE
2.8.1. Le
code de la personne et de la famille
2.8.2 les
formes de mariage
2.8.3 Le
processus de mariage
2.8.4. La
femme et le mariage
2.9. LA PLACE
DE LA FEMME DANS LA SOCIETE
2.10.
Régulation de l'ordre social
CHAPITRE 3 : LES ACTIVITES ECONOMIQUES ET FINANCIERES
3.1 LES
ACTIVlTES ECONOMIQUES
3.1.1
L’Agriculture et l'élevage
3.1.2
L'artisanat
3.1.3
L'industrie
3.1.4.
L'énergie
3.1.4.1 La
biomasse ligneuse
3.1.4.2
L'énergie électrique
3.1.4.3.
Hydrocarbure
3.1.5 L'eau
3.1.6
Transport et communication
3.1.6.1 Le
réseau routier
3.1.6.2 Gare
routière
3.1.6.3
Aérodrome
3.1.6.4
Communication
3.1. 7 Le
commerce
3.1.7 Le
tourisme et l'hôtellerie
3.2
RESSOURCES FINANCIERES
3.2.1 La
structure du budget
3.2.2
L'évolution du budget
3.2.3. Les
recettes
Les dépenses
4.1 SANTE ET
ACTION SOCIALE
4.1.1 Action
Sociale
4.1.2 Santé
4.1.2.1
Situation générale
4.1.2.2 Les
infrastructures sanitaires
4.1.2.3 Le
personnel par formation sanitaire
4.1.2.4 Coût
des consultations
4.1.2.5
Fréquentation des formations sanitaires
4.2 L'
EDUCATION / FORMATION
4.2.1
Enseignement primaire
4.2.2
Enseignement secondaire
4.2.2.1 Les
infrastructures
4.2.2.2
Evolution des effectifs scolaires
4.2.2.3 Le
personnel enseignant
4.2.2.4 Etat
des bâtiments scolaires
4.2.2.5 Le
domaine scolaire
4.2.2.6 Les
difficultés
4.2.3
L’Alphabétisation
4.3
ASSAINISSEMENT
4.4 CULTURE
ET LOISIR
4.5-
L’HABITAT
4.5.1 Les
besoins en lotissement
4.5.2 Le type
d'habitat
4.5.3 Les
besoins en logements
4.5.4 Source
d'énergie culinaire et mode d'éclairage
4.5.5 Le
principal mode d'approvisionnement en eau
4.5.6 Les
principaux types d’évacuation des aisances
CHAPITRE 5 : CONTRAINTES, OPPORTUNITES, ENJEUX ET DEFIS ET
AXES DE STRATEGIES ENVISAGEABLES
5.1
CONTRAINTES ET OPPORTUNITES
5.1.1
Contraintes et d'ordre physique
5.1.2
Contrainte et Opportunités d'ordre économique
5.1.2.1
Agriculture et élevage
5.1.2.2
Commerce, Industrie et Transport
5.1.2.3. Les
recettes budgétaires
5.1.3
Contraintes et Opportunités d'ordre socioculturelle
5.1.4. La
condition de la femme
5.2 LES ENJEUX, LES DEFIS MAJEURS ET LES
VULNERABILITES
5.3. AXES DE STRATEGIES ENVISAGEABLES
TABLEAU N°1 Evolution de la population
TABLEAU N°2 Données sur la population et les superficies par
secteur en 2000
TABLEAU N°3 : Répartition spatiale de la population
TABLEAU N°4 Répartition par âge et par sexe de la population
ajustée
TABLEAU N°5 Liste des différents services de la Commune et leurs
attributions
TABLEAU N°6 Répartition de la population par catégorie
Socio-Professionnelle
TABLEAU N°7 Evolution de la production et la consommation
TABLEAU N°8 évolution du budget communal des 5 dernières années.
TABLEAU N°9 évolution des réalisations budgétaires de 1995 a 1999
(en FCFA)
TABLEAU N°10 Recettes par type d'impôts des 5 dernières années
TABLEAU N°11 Dépenses des 5 dernières années
TABLEAU N°12 Taux d'exécution du budget
TABLEAU N°13 Evolution des déficits / Excédents budgétaires
TABLEAU N°14 Effectif de 5 dernières années
TABLEAU N°15 Effectif des 4 dernières années du centre des
orphelins
TABLEAU N°16 Personnel par formation sanitaire
TABLEAU N°17 Situation des écoles de la commune année 1999 /2000
TABLEAU N°18 Nombre moyen d'élèves et taux de remplissage par
classe : année scolaire 1999/2000
TABLEAU N°19 Répartition des élèves par secteur
TABLEAU N°20 Evolution des infrastructures scolaires et des
effectifs des élèves
TABLEAU N°21 Evolution du taux de Scolarisation
TABLEAU N°22 Projection de la population scolarisable et
scénarios des besoins en classes
TABLEAU N°23 Effectif des élèves par établissement de 1995/96
à1999 /2000
TABLEAU N°24 Etat du personnel enseignant par Etablissement et
par discipline
LISTE DES
GRAPHIQUES
Graphique N°1 Répartition spatiale de la
population
Graphique N°2 Evolution de la production et la
consommation
Graphique N°3 évolution des réalisations
budgétaires de 1995 a 1999 (en f CFA
Graphique N°4 Taux d'exécution du budget
Graphique N°5 Evolution du taux de
Scolarisation
LISTE DES CARTES
CARTE D'
INFRATRUCTURE SANITAIRE
CARTE
D’INFRASTRUCTURE SCOLAIRE
-AIS: Agent
Itinérant de Santé
-CEG :
Collège d'Enseignement Général
-CLAC: Centre
de Lecture et d'Animation Culturelle
-CM: Centre
Médical
-CNE : Caisse
Nationale d' Epargne
-CPL : Centre
Populaire de Loisir
-CSDB: Cercle
de Solidarité et de Développement du Boulgou
-CSPS :
Centre de Santé et de Promotion Sociale
-DREP / CE:
Direction Régionale de l'Economie et de la Planification du Centre -Est
-EDS :
Enquête Démographique et de Santé
-EPS :
Education Physique et Sportive
-INSD :
Institut National de la Statistique et de la Démographie
-NATURAMA :
Fondation des Amis pour la Nature
-ONATEL :
Office National des Télécommunications
-ONEA: Office
National de l'Eau et de l'Assainissement
-ONG :
Organisme Non Gouvernemental
-PAICB/LCP :
Projet d'Appui aux Initiatives Communautaires de Base /Lutte Contre la Pauvreté
-PDR/B :
Projet de Développement Rural du Boulgou
-PDR/G :
Projet de Développement Rural /Garango
-RBCAH/G:
Réhabilitation à Base Communautaire des Aveugles et autres Handicapés de
Garango
-RN : Route
Nationale
-SAGEDECOM :
Service d'Appui à la Gestion et au Développement des Communes
-SDASF:
Service Départemental de l'action Social et de la Famille
-SDEEF :
Service Départemental de l'Environnement, des Eaux et Forêts.
-SOGETRAC :
Société Générale de Transport en Commun
-SONABEL :Société Nationale Burkinabé d'Electricité
-SONAPOST :
Société National des Postes
-VIH/SIDA:
Virus Immino Déficience Humaine / Syndrome Immino Déficitaire Acquis
-ZATA: Zone d' Appui Technique Agricole
-ZATE: Zone d’ Appui Technique d’Elevage
INTRODUCTION
Le Burkina Faso
est un pays en développement où les potentialités économiques sont faibles.
Pour son développement le pays a opté pour la décentralisation territoriale.
C'est ainsi que 49 communes de plein exercice ont été créées dont la commune de
Garango. Les nouvelles collectivités locales, pour promouvoir leur
développement, auront à élaborer des plans d'action à court ou à long terme.
L'élaboration
d'un meilleur- plan de développement d'une localité passe nécessairement par
une connaissance approfondie du milieu (Physique, démographique,
socio-économique, socio-politique et socio-culturelle).
C'est dans
cette optique que s'inscrit l'élaboration de la présente monographie de Garango
conçue comme une photographie des lieux, dégageant en même temps les
contraintes, les potentialités, les pistes de développement et de
recherches ultérieures.
Elle se
subdivise en 5 chapitres essentiels :
v
Le premier
chapitre porte sur les caractéristiques physiques et socio-démographiques de la
ville de Garango
v
Le deuxième
chapitre a trait à l'organisation sociale, politique et administrative
v
Le troisième
chapitre présente les activités économiques de la commune et les ressources
financières qu'elle est capable de mobiliser
v
Le quatrième
chapitre montre les acquis du secteur- social tout en faisant ressortir les
insuffisances et les efforts que doit fournir la commune pour le bien-être des
populations.
v
Le dernier
chapitre fait ressortir dans un premier temps les contraintes et les
potentialités des différents domaines et secteurs d'activités économiques et
dans un deuxième temps présente une esquisse des orientations pouvant guider
les autorités et les différents intervenants dans la mise en oeuvre d'une
stratégie de développement de la
commune.
METHODOLOGIE DE L'ELABORATION DE LA MONOGRAPHIE
a) Cadre institutionnel et objectifs
La présente
monographie a été réalisée par la Direction Régionale de l'Economie et de la
Planification du Centre-Est.
L'élaboration
de cette monographie rentre dans le cadre de l'exécution du programme triennal
du SAGEDECOM en vue du démarrage effectif des nouvelles communes.
L'étude a bénéficié du fu1ancement de ladite
institution. Elle vise les objectifs suivants :
v
Mieux connaître
la commune (potentialités, atouts, contraintes) ;
v
Fournir aux
autorités communales des données de base socio- politiques, physiques,
démographiques, socio- politiques, administratives, économiques et sociales;
v
Etablir un
diagnostic des différents domaines et secteurs d'activités économiques et sociales ;
v
Esquisser des
orientations pouvant guider les autorités dans la mise en œuvre d'une stratégie
de développement communal.
b) La démarche
L'élaboration
de la monographie a comporté trois phases :
v
Une phase de
recherche documentaire: elle a consisté à consulter des ouvrages au niveau de
l'administration et des services techniques.
v
-Une phase de
collecte d'informations sur le terrain : Cette étape qui a duré dix jours a été
réalisée par trois enquêteurs recrutés et formés à cet effet. La collecte a été
réalisée en même temps que les activités de cartographie.
v
Une phase
d'analyse et de rédaction du rapport : elle a été effectuée par une équipe
composée de trois cadres de la DREP / CE. Elle a consisté en une analyse des
résultats de la collecte des informations sur le terrain et au niveau de
la documentation.
CHAPITRE 1 :
CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ET DEMOGRAPHIQUES
1.1 Cadre Physique
Garango est
caractérisé par un climat de type soudanien marqué par une saison pluvieuse de
mai en octobre et une saison sèche de novembre en avril.
L'étude du
milieu prend en compte le relief, les sols, la végétation et l'hydrographie.
1.1.1 -Situation
géographique
La commune de
Garango est située à 00 33' de longitude ouest et à 11° 48' de latitude Nord.au
Centre-Est du Burkina Faso.
Elle est située
à 21 Km de Tenkodogo chef-lieu de la province du Boulgou et à 150
Km environ de
Ouagadougou la Capitale. Elle est traversée par la Route Nationale 17 (RN 17)
Guiba -Frontière du Togo.
1.1.2- Le relief
Le relief est
accidenté. Il est caractérisé par la présence de collines appelées Boulgou
conférant ainsi le nom de la province. C'est un relief résiduel composé
d'affleurements rocheux. La ville de Garango est située sur des élévations de terrains caractérisée par des affleurements rocheux de type
granitique.
Elle est
sillonnée aussi par des bas-fonds non aménagés mais exploités pour la
production des fruits ( verger) et la production
rizicole.
Du côté Est de
la commune le dénivellement a favorisé la réalisation d'un barrage. En effet
Garango offre un relief accidenté avec une forte pente d'ouest en Est.
1.1.3 -Les sols
Il existe plusieurs types de sols dans
la commune de Garango :
v
Des lithosols
sur cuirasse ou sur rocher
v
Des leptosols
lithiques dystriques
v
Des sols
ferrugineux tropicaux lessivés indurés superficiels
v
Des leptosols
eutriques phase petroferrique ou phase squelettique où les producteurs
cultivent le sorgho rouge.
v
des sols peu
évolués d'apport alluvial hydromorphe d'apport colluvial hydromorphe où les
producteurs exploitent le riz
v
des fluvisols
entériques ou dystiques gleyiques ou combisols aréni-gleyiques pour
l'exploitation du riz
v
des sols
hydromotphes à pseudogley d'ensemble où sont cultivés le riz et le sorgho
(Source Plan Régional de Développement du
Secteur agropastoral du Centre-Est, 1995)
1.1.4 -La végétation.
La végétation
de Garango est caractérisée par une savane arborée dominée par :
Butyrospernum parkii, Parkia
biglobosa, et lannea microcarpa.
Elle a une répartition hétérogène due aux
paramètres suivants :
v
La nature des
sols
v
L'action de
l'homme
v
Le climat.
Trois types de
végétation caractérisent la commune :
v
La végétation
naturelle
v
La végétation
exotique
v
La végétation
sélective.
1.1.4.1 La végétation
naturelle
Elle se
rencontre sur les abords des collines jachères.
L'espèce
dominante est Butyrospernum parkii et avec un sous bois dominé par Piliostigma
reticulatum et Diospyros mespiliformis et acacia seyal.
Les herbacées
sont dominées par Andropogon gayanus.
Dans les
bas-fonds l'Acacia sieberiana est représenté.
11.1.4.2- La végétation exotique
Il s'agit des espèces plantées par
l'homme dans les habitats, les bas-fonds ou le long des routes. Les espèces les plus dominantes
sont :
v
Mangifera
indica : Tous les bas-fonds de la commune
sont dominés par les peuplements de cette espèce.
v
Psidium guayava ( goyaviers)
v Azadirachta
indica ( neem)
v
Eucalyptus
camaldulensis
v
Ceiba pentandra (fromager)
1.1.4.3- La végétation sélective
Elle se
rencontre surtout dans les champs. Ce sont les espèces épargnées par l'homme
pour les besoins de consommation.
Elle est
composée surtout des espèces suivantes :
v
Butyrospernum
parkii ( karité)
v
Parkia
biglobosa (néré)
v
Ficus
gnaphalocarpa (figuier)
v
Lannea
microcarpa (raisinier)
De façon générale
la végétation de Garango est satisfaisante, surtout dans les bas- fonds où le
taux de couverture est intéressant. Cependant sur les terrains élevés la
végétation arbustive domine.
1.1.5 -L'hydrographie
Le réseau
hydrographique de Garango offre des potentialités pour le maraîchage et
l'exploitation rizicole.
En effet la
commune regorge de bas-fonds de part et d'autre de la colline " Boulgou
". Ces bas-fonds sont exploités pour le maraîchage.
Les produits
maraîchers sont écoulés vers les marchés de Tenkodogo et Koupéla.
Pendant la saison pluvieuse les bas-
fonds sont exploités pour le riz ; il faut
Cependant
reconnaître que ceux-ci ne sont pas encore aménagés, ce qui ne permet pas
l'occupation maximale des terres et une rentabilité optimale.
La présence des
bas-fonds a favorisé la construction d'un ouvrage hydro agricole à l'Est de la
commune. A l'aval de ce barrage des cultures maraîchères sont pratiquées :
Gombo, oignon, tomate.
Le relief de la
ville favorise l'écoulement des eaux d'Ouest en Est.
1.2 -Caractéristiques Socio -Démographiques
1.2.1 -Historique du peuplement.
Les Bissa de
GARANGO seraient originaires de YAANDE, une localité située au Nord du Ghana
aux environs de Baoukou (BA WHU actuel). Les témoignages recueillis auprès des
vieux sont concordants à ce sujet bien que d'aucuns soutiennent qu'ils
viendraient du Nigeria où une ethnie composée de "BOUSSA‘’ parlaient une
langue avec des points semblables au Bissa. .
L’histoire
raconte que les bissa sont les descendants d'un chasseur nommé BARSO. Un jour,
alors qu'il participait à une battue organisée par son village, il se retrouva
avec son cheval au pied de «MEGNON1» du nom de la colline située à
l'actuel emplacement des bureaux de la préfecture. Exténué, il décida d'observer
un temps de repos à cet endroit. "GAR-GO" s'écrit-il en cherchant un
arbre pour se reposer. Cette expression qui signifie en Bissa "la battue
finit ici" donnera le nom à
La future ville
de Garango sous le règne de POUDBA, 1er chef après BARSO vers l'an
1850. Ce nom n'est qu'une déformation de GAR-GO.
Les descendants
de BARSO peupleront par la suite d'autres villages comme Tangaré, Boura, Kayo,
Zouga qui relèvent aujourd'hui du département de Garango
1.2.2 Evolution de la population
Selon le recensement de 1991, la
population de la commune de Garango est estimée à 28 291 habitants. Cette
population était de 21 987 habitants en 1985. Le
___________________________
1MEGNON
qui signifie en Bissa le "repos"
taux de croissance
annuel est de 2,32% contre 2,85% pour Tenkodogo et environ 3 % pour Bittou.
Avec un tel taux on peut estimer la population à 31 009 habitants en l'an 2
000. La population connaît une croissance relativement lente par rapport aux
autres communes de la province.
Ce faible taux d'urbanisation
reflète aussi le mouvement de population caractérisé par une forte émigration à
partir de la Commune vers l'étranger: Ghana, Côte- d'Ivoire, Europe(Italie)
et aussi à l'intérieur du pays.
Tableau N°1
Evolution de la population
|
|
POPULATION 1985 |
POPULATION 1996 |
POPULATION 2000 |
||||||
|
COMMUNE DE GARANGO |
Hommes |
femmes |
Total |
H |
F |
T |
H |
F |
T |
|
10116 |
11871 |
21987 |
13024 |
15267 |
28291 |
14275 |
16734 |
31009 |
|
Source : INSD
1.2.3 La répartition spatiale de la population
La présence
d'infrastructures et l'aménagement de l'espace d'habitation semblent déterminer
la répartition spatiale de la population. En effet, on constate une forte
concentration de la population dans le centre ville où l'espace est loti et les
infrastructures existantes. Cependant, plus on se déplace vers la zone non
lotie, plus les infrastructures deviennent rares et la densité de la population
faible. Dans cette zone, le mode de vie est plus traditionnel et proche de
celui de la campagne.
La population
qui vit en zone urbaine représente 51,4 % de la population. Les secteurs situés
en zone urbaine sont les no 1, 3, 6 et 7. Ceux situés
en zone périphérique sont les n o 2,4 et 5.
La population
est répartie en grandes familles. On trouve la famille BAMBARA au secteur 7, la
famille LENGANI à Tangaré au secteur 1, la famille NOMBRE à Pagou, la famille GOMBANI à Zalla au secteur
2, les familles YABRE et BILA à Pakala
au secteur 4, la famille GAMPENI à Kayao au secteur 6 et la famille ZOURE à
Boura au secteur 3.
1.2.3.1 Répartition de la
population par secteur
TABLEAU N°2
Données sur la population et les superficies par secteur en 2000
|
|
TOTAL |
masculin |
femme |
Superficie
lotie |
Superficie
non lotie |
Superficie totale(Km2) |
Densité |
|
Secteur 1 |
4333 |
1929 |
2404 |
0 |
9,85 |
9,85 |
440 |
|
Secteur 2 |
4347 |
1986 |
2361 |
0 |
22,42 |
22,42 |
194 |
|
Secteur 3 |
3134 |
1454 |
1679 |
0 |
7,08 |
7,08 |
443 |
|
Secteur 4 |
5627 |
2525 |
3102 |
0 |
9,40 |
9,40 |
599 |
|
Secteur 5 |
5092 |
2321 |
2771 |
0 |
13,30 |
13,30 |
383 |
|
Secteur 6 |
2572 |
1268 |
1304 |
1 ,57 |
11,05 |
12,62 |
204 |
|
Secteur 7 |
5904 |
2792 |
3113 |
2,67 |
1,72 |
4,39 |
1345 |
|
Total |
31009 |
14275 |
16734 |
4,24 |
74,82 |
79,06 |
392 |
Source : INSD -DREP/CE
1.2.3.2- Répartition de la population par zone
d'habitation
TABLEAU N°3 : Répartition spatiale de la population
|
SECTEURS |
POPULATION
1996 |
POPULATION
2000 |
||
|
|
Zone urbaine |
Zone Péri-urbaine |
Zone urbaine |
Zone Péri-urbaine |
|
Secteur 1 |
3953 |
--- |
4333 |
--- |
|
Secteur 2 |
-- |
3966 |
--- |
4347 |
|
Secteur 3 |
2859 |
--- |
3134 |
--- |
|
Secteur 4 |
--- |
5134 |
--- |
5627 |
|
Secteur 5 |
---- |
4646 |
--- |
5092 |
|
Secteur 6 |
2347 |
--- |
2572 |
--- |
|
Secteur 7 |
5386 |
|
5903 |
--- |
|
Total |
14545 |
13746 |
15942 |
15066 |
Source: INSD
1.2.4 -Structure par groupe âge et par sexe de la
population
D'après les
résultats du Recensement Général de la population et de l'habitation de 1996,
les Femmes représentent 53,96% de la population résidente soit un effectif de
15 267 personnes (cf. tableau ci-après). On note cependant une prédominante
masculine entre O et 20 ans (31,94% de garçons contre 28,68% de filles). La
population est très jeune: 48,10% de la population ont moins de 15 ans, tandis
que 38,94% ont entre 15 et 49 ans et 12,96% ont 50 ans et plus. Cette situation
comporte des implications en terme d'investissements sociaux auxquelles le
conseil municipal devra faire face.
TABLEAU N°4 Répartition par âge et par sexe de la population
ajustée
|
AGE |
HOMMES %1996 |
FEMMES % 1996 |
HOMMES 1996 |
FEMMES 1996 |
TOTAL 1996 |
HOMMES 2000 |
FEMMES 2000 |
TOTAL 2OOO |
|
0-4 |
9,28 |
9,66 |
2587 |
2735 |
5322 |
2838 |
2997 |
5835 |
|
5-9 |
9,21 |
9,06 |
2565 |
2563 |
5128 |
2812 |
2810 |
5622 |
|
10-14 |
5,70 |
5,19 |
1587 |
1468 |
3055 |
1739 |
1608 |
3347 |
|
15-19 |
4,75 |
4,77 |
1322 |
1353 |
2675 |
1448 |
1483 |
2931 |
|
20-24 |
3,01 |
4,27 |
837 |
1208 |
2045 |
917 |
1325 |
2242 |
|
25-29 |
2,65 |
4,27 |
740 |
1208 |
1948 |
811 |
1325 |
2136 |
|
30-34 |
1,97 |
2,94 |
550 |
833 |
1383 |
604 |
913 |
1517 |
|
35-39 |
2,03 |
2,77 |
566 |
785 |
1351 |
621 |
860 |
1481 |
|
40-44 |
1,48 |
2,27 |
414 |
641 |
1055 |
454 |
702 |
1156 |
|
45-49 |
1,64 |
2,12 |
455 |
600 |
1055 |
499 |
657 |
1156 |
|
50-54 |
1,13 |
1,61 |
314 |
456 |
770 |
345 |
500 |
845 |
|
55-59 |
1,25 |
1,51 |
350 |
426 |
776 |
383 |
467 |
850 |
|
60-64 |
0,90 |
1,09 |
252 |
312 |
564 |
276 |
342 |
618 |
|
65-69 |
0,74 |
0,85 |
205 |
241 |
446 |
224 |
265 |
489 |
|
70-74 |
0,43 |
0,60 |
119 |
171 |
290 |
131 |
186 |
317 |
|
75-79 |
0,25 |
0,36 |
70 |
103 |
173 |
76 |
113 |
189 |
|
80 et + |
0,32 |
0,58 |
91 |
164 |
255 |
97 |
181 |
278 |
|
Total |
46,04 |
53,96 |
13 024 |
15 267 |
28 291 |
14275 |
16734 |
31009 |
Source: DREP
/CE
1.2.5 Les ethnies
La Commune est
peuplée essentiellement de bissas qui représentent 95 % de population. Les
peuhls constituent le second groupe avec 3 %. On les retrouve au secteur 6 où
ils fondent un village. Les autres constituées en majorité de Mossis ne
représentent que 2 %. On les retrouve dans tous les secteurs.
1.2.6 -La religion
La population
de Garango est répartie entre trois principales religions. Il s'agit du
christianisme, de l'islam et de l'animisme.
Les animistes
se retrouvent dans tous les secteurs. Toutefois, cette religion connaît un
certain recul face aux autres religions.
La religion
musulmane connaît, elle aussi, un essor assez important. Au niveau de chaque
secteur et de chaque village on a au moins une mosquée. Ils sont les plus
nombreux (environ 60% de la population). Ils sont dominants dans les secteurs
1, 2, 3, 4 et 5.
La religion chrétienne est présente à
travers deux principales subdivisions: les catholiques et les protestants. Les
catholiques sont fortement présents au secteur 6 et 7. Ils représentent environ
20 %. L'église centrale est implantée au secteur no7.
Au niveau de la religion protestante
qui ne représente que 5 % de la population, on distingue les assemblées de
Dieu, les baptistes et les apostoliques.
1.2.7 -Composition et taille des ménages
Le recensement
général de la population et de l'habitation de 1996 a dénombré 4221 ménages
pour une population totale de 28 291 habitants. La taille moyenne des ménages
est de 6,7 personnes ce qui est au-dessus de la moyenne de l'ensemble du milieu
urbain du pays qui est de 6,2. L'importance de la taille des ménages est
révélatrice d'une situation de pauvreté. En effet, d'après les spécialistes des
questions liées à cet aspect, il existe un lien entre la pauvreté et la taille
des ménages.
1.2.8 -Population active et activités économiques
La population
en âge d'activité représente 76,79 %. Elle est de 75,74 % pour les hommes et de
77,70 % pour les femmes. Le taux d'activité global de la population est estimé
à 54,8 %, dont 55,6 % pour les hommes et 54,1 % pour les femmes. Le taux de
chômage est de 1,1% pour l'ensemble des deux sexes. Il est de 1,8 % pour les hommes
et de 0,4 % pour les femmes.
Les principales
activités sont: l’agriculture, l’élevage et le commerce. Plus de 95 % de la
population de la zone péri-urbaine pratique l'agriculture associée à l'élevage
comme activité principale. La zone urbaine mène des activités variées: en plus
de l'agriculture pratiquée par une partie de la population, on y pratique le
commerce général, la soudure, la menuiserie, la mécanique, la couture, la
forge, le tissage, la cordonnerie etc. ..
1.2.9. -Les facteurs du mouvement démographique
1.2.9.1- La
mortalité
Il manque de données fiables sur la
mortalité qui est pourtant un phénomène important qui influe sur la population.
La plupart des décès n'étant pas déclarés à la mairie, il est donc difficile
d'apprécier le niveau de mortalité. Selon l'EDS de 1993, le taux de mortalité
au niveau de la province est d'environ de 18 %o. Le taux de
mortalité infantile est de 112 %O selon l'enquête démographique et
de santé de1993.
1.2.9.2 - Les migrations
La migration est un phénomène qui
n'épargne aucune ville ni aucun village de la province du Boulgou. Elle touche
toutes les couches sociales et tous les milieux.
Elle est surtout observée au niveau de
la tranche jeune de la population. Les
causes sont multiples. Les principales souvent retenues sont liées aux
problèmes de terre, de surpâturage, d'emploi, de conflits familiaux et
convenances personnelles
a) Emigration
On peut retenir les types d'émigrations
suivants :
v
Les départs
pour des raisons d'études vers Ouagadougou et Tenkodogod'autres centres mieux
équipés en infrastructures scolaires du pays ou à l'étranger.
v
Le déplacement
des agriculteurs vers Lengha, Lergho et Niarba (Niaogho) récemment vers la vallée de la Nouaho et la
plaine agricole de Bagré.
v
Le déplacement
vers les sites d'orpaillage de Dassui dans la province du Kourittenga et de
Mognoré dans la province du Boulgou. .
v
Enfin les
départs pour des raisons diverses (recherche de travail, besoins d'argent,
convenances personnelles) ont lieu vers l'intérieur du pays et vers les pays
voisins tels que le Ghana, la Cote d'Ivoire, le Togo et surtout vers l'Europe
(Italie, Allemagne...)
b) L'Immigration
L'immigration
contrairement à l'émigration est un phénomène très peu observé au niveau de la
commune.
c) Impacts économiques et sociaux de la migration
1) Impacts sociaux
La migration comporte certains
avantages dont notamment :
Ø
-L'amélioration
des revenus; d'une façon générale les émigrants semblent plus économiquement
nantis que ceux qui sont restés sur place,
Ø
L'accès à une
certaine aisance matérielle
Ø
La décrispation
des conflits familiaux et des conflits de terre.
Cependant on
déplore souvent des pertes en vies humaines du fait des maladies que cette même
migration véhicule d’un pays à l’autre. Le coût social est souvent négligé face
aux gains matériels et financiers de la migration.
2 )- Impacts
économiques
L'amélioration
des conditions de vie des émigrants influence dans une certaine mesure celle de
la collectivité. On note à ce niveau le rapatriement de fonds, la participation
aux investissements sociaux, le soutien aux familles.
A côté de tout
cela, on note une perte de bras valides, qui laisse quelquefois des familles entières sans soutien et dans la
désolation totale. La perte est également ressentie au niveau général par une
baisse de la population et une perte d'actifs.
Cependant des
compensations sont parfois observées à travers des transferts de fonds de la part
de ces migrants, en provenance des pays d'accueil.
3
)- Impacts culturels
La migration
influence la culture bissa. Les contacts avec les cultures des immigrants agissent sur la culture du
terroir. Les émigrés également reviennent avec d'autres valeurs qu'ils
disséminent dans le tissu social. Tout cela a un impact certain sur la vie des
communautés. Cependant, en l'absence d'étude spécifique, il est difficile d' apprécier la portée de ces brassages culturels.
CHAPITRE 2 : L’ ORGANISATION
SOCIALE, POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE
2.1. Les services déconcentrés
On peut distinguer, deux groupes de
services déconcentrés basés dans la commune de Garango : les services
administratifs et les services techniques et de sécurité. En générale, leurs
compétences débordent le cadre communal. Ils agissent en tant que structures
déconcentrées de l'Etat.
2.1.1. Les services administratifs
* la Préfecture Mairie
Elle est chargée
de l'Administration générale, la supervision, le contrôle et la coordination
des activités des services déconcentrés de l'Etat, les ONG et les projets
respectivement au niveau départemental et communal de Garango. Ses problèmes
éventuels seraient le manque d'infrastructures, d'insuffisance du personnel et
de moyens matériels.
La vie
économique et sociale est régie par une structure appelée Délégation Spéciale
Communale. Elle est présidée par le Préfet maire.
La délégation
Spéciale est composée des chefs de service, des responsables administratifs des
secteurs, des responsables d'association, des présidents des comités de
jumelage.
Ses missions
touchent essentiellement deux points:
- Définir les
grandes orientations en matière de développement communal. A cet effet
v
Elle évalue les
ressources potentielles de la Commune et donne les directives à leur
exploitation.
v
Elle discute et
adopte les plans de développement communaux et contrôle leur exécution.
v
Elle règle par
ses délibérations les affaires de la Commune et donne son avis sur toutes les
questions qui lui sont soumises.
Ø
Délibérer sur :
§
le budget
communal
§
les crédits
supplémentaires
§
les comptes
administratifs et de gestion de la Commune,
§
le taux des
taxes et redevances perçues par la Commune,
§
les emprunts à
contracter,
§
L'acceptation
ou le refus de dons et legs au profit de la Commune.
La Délégation Spéciale est consultée sur :
§
l'organisation
administrative de la Commune, la modification des limites territoriales des
secteurs,
§
les projets de
plans et programmes à caractère économique intéressant la Commune,
§
Le programme
d'équipement économique, social et culturel de la Commune.
L'administration
communale est dirigée par le Préfet- maire. Pour réaliser les missions qui lui
sont confiées, elle s'est organisée autour de cinq services :
TABLEAU N°5 Liste des différents services de la Commune et
leurs attributions Services Attributions
|
SERVICES |
Nombre d’agents |
Attributions |
|
Comptabilité |
1 |
Tenir la comptabilité communale,
élaborer le budget communal,établir les comptes
administratifs, payer les salaires. |
|
Etat civil |
2 |
Etablir les actes de naissances,de mariage, de décès, certificat de vie. Délivrer les cartes de famille, faire
des recensements administratifs et tenir le registre de population par
secteur |
|
Bureau militaire |
1 |
Confection des quittances pour les
pensions et délivrer les autorisations de port d’armes. |
|
Perception |
3 |
Percevoir les recettes communales (fourrières , taxes de marché, d’abattages…) |
|
Secrétariat |
1 |
Saisie de document, tenu du courrier. |
L'administration
communale ne dispose pas d'une organisation capable de répondre aux attentes de
la délégation notamment en matière d'élaboration des plans et projets de
développement et de voirie. Aucun service ne semble s'occuper de ces volets.
Cela s'explique sans doute par l'insuffisance de personnel.
2.1.2. Les services techniques et de sécurité Publique
v
Le Service Départemental de l'Action Sociale: Il est chargé de la promotion Sociale, économique
et juridique de la famille, de la femme, de l'enfant et des groupes
vulnérables.
v
L'inspection de l'enseignement primaire: Elle a pour mission de mettre en oeuvre la
politique en matière d'éducation. Son action dépasse le cadre départemental.
v
ZATA (Zone d'Appui Technique Agricole) : Elle est chargée de la coordination des activités
de l'agriculture, de l'amélioration des potentialités techniques des
producteurs et des agents dans le domaine de la production agricole, la
conservation des ressources et l'organisation des paysans. Elle appuie et
encadre les producteurs à la production agricole.
v
La perception: Elle est démembrement du trésor public basé à
Tenkodogo.
Elle est
chargée du recouvrement des recettes ( impôts, taxes,
subventions, dons ...) et de l'exécution des dépenses.
v
Le Centre Médical et le Dispensaire Urbain de Kayo
: Leurs missions sont de prévenir et de
lutter contre les maladies en prenant des mesures préventives et curatives.
v
ZATE (Zone d'Appui Technique d'Elevage) : Sa mission est l'encadrement des éleveurs et la
lutte contre les affections animales.
v
Le service départemental de l'environnement: Il est chargé au niveau local de la promotion
d'une gestion durable des ressources naturelles, des forêts de la faune et de
la pêche. Il intervient dans la préservation de l'environnement et de
l'amélioration du cadre de vie des populations.
v
Le commissariat de police: Il a pour mission d'assurer la sécurité des
personnes et des biens et de lutter contre la délinquance.
v
La gendarmerie: Elle veille à la sécurité publique, au maintien de
l'ordre, à la protection de l'institution, des personnes et de leurs biens.
2.1.3. les services
Parapublics :
v
L'Office National de l'Eau et de l'Assainissement ( ONEA) : est un centre
chargé de la production et de la distribution de l'eau potable dans la commune.
v
L'Offre National des Télécommunications ( ONATEL ) : Sa mission est
de promouvoir les télécommunications au niveau de la localité. Sa capacité de
branchement est de 75 dont 45 sont actuellement utilisés. Elle ne dispose que
d'une cabine
publique
v
La Société Nationale Burkinabé d'Electricité ( SONABEL ) : Elle
est connectée à Tenkodogo, son :rôle est la distribution de l'énergie
électrique.
v
La Société Nationale des Postes (
SONAPOST ) : son rôle est
la collecte et la distribution du courrier ( lettres et colis postaux ) le
transfert de mandats.
Elle dispose de
90 boites postales dont 60 en location.
2.2. Les
Services décentralisés
v
Le marché:
Il est l'organe central de la vie économique de la commune et du département.
Il se tient tous les trois ( 03 ) jours. Il est de
premier ordre et présente une ossature vétuste et inorganisée. De ce fait il
serait avantageux d'envisager sa restructuration.
v
Le Centre Populaire de loisir: il est sous la tutelle actuelle de la préfecture.
v
La CLAC (Centre de Lecture et d'Animation
Culturelle) : Elle est sous
la responsabilité de la préfecture et dirigé par un comité des gestions de 9
membres
2.3. les
projets
Le Projet de Développement Rural -Garango : C'est une déconcentration du Projet de
Développement Rural du Boulgou. Ses activités sont: l'Appui conseil, la
Formation, l'Organisation et la Responsabilisation des producteurs.
Réhabilitation à Base Communautaire des Aveugles et
autres Handicapés de Garango (RBCAH/ G ) :
Il est sous la tutelle du Diocèse de Koupéla. Son approche de développement
local est basée sur la réhabilitation des personnes handicapées par la
prévention, les soins et la réadaptation. Il est confronté essentiellement aux
problèmes du coût élevé des interventions dans le pays et au désengagement
progressif des bailleurs de fonds.
2.4. ONG -Associations -Coopératives.
v
DAKUPA:
Initialement appelé Cercle de Solidarité et de Développement du Boulgou (CSDB),
il a pris le nom autochtone Bissa " DAKUPA " qui signifie "
Entraide ". Son objectif est d'offrir aux groupements membres un cadre de
concertation, de réflexion et d'action basée sur une approche plus large,
intégrée et participative des questions de développement de la région du
Boulgou.
* BISSAKOU –POU :
C'est une association qui a pour objectif d'œuvrer à la participation effective
des populations, à la conservation de la nature et au développement à travers :
Ø
La mise en
oeuvre des actions de gestion rationnelle des ressources naturelles et de
préservation de l'environnement ;
Ø
La réalisation
des actions qui tendent à protéger les écosystèmes qui peuvent améliorer le
cadre de vie ;
Ø
La lutte contre
la pollution et autres nuisances ;
v
La promotion de
la sécurité alimentaire ;
v
L'animation,
l'éducation, la formation des populations en vue d'éradiquer les maux qui
minent le développement au plan local ;
v
La promotion de
l'alphabétisation en milieu rural.
Son nom
signifie " la Nature des pays Bissa". Affiliée à NATURAMA
v
Caisse populaire: C'est une coopérative d'épargne et de crédit,
c'est à dire une association de propriétaires des usagers ayant les mêmes
besoins, qui s'organisent pour résoudre leurs problèmes par la mise en commun
de leur épargne et par la suite se donner les moyens de s'accorder du crédit.
v
Entreprises publiques: L ' Abattoir
v
Entreprises privées :
v
Le Bar
-restaurant -hôtel TROPICANA
v
3 Bars -Dancing
( le paradis, le Doménazekoula, l' Amitié)
v
6 Dépôts
pharmaceutiques ( Laafibou, Nayeba, l'Amitié, un à la
mission catholique et les deux autres au sein des structures de santé).
v
L'auto -école
(VELAUREX/Garango)
v
Boutiques de comme1:ce
générale et de détail
v
1 Restaurant ( Le SNACK KISWEND SIDA)
v
1 Station
d'essence (ELF)
v
1 Société de
transport ( SO.GE.TRA.C)
v
Des kiosques à
café.
v
1 point de
vente et d'exploitation de bétail.
v
1 vidéo-club
2.5. Le pouvoir
politique
2.5.1. Le pouvoir
politique Traditionnel
Il est détenu
par sa majesté le Naba -Koom qui occupe le neuvième (9è) rang après BARSO. Il
est assisté de six (6) ministres qui sont :
v
Le Daporé -Naba
qui joue le rôle de conseiller
v
Le Samandé
-Naba dont le rôle est assimilable à celui du Daporé Naba.
v
Le Malgré-Naba
qui joue le rôle de facilitateur.
v
Le Kam -Naba
qui joue le rôle de ministre de la jeunesse
v
Le Baloum -Naba
chargé de veiller sur le chef et de prononcer les discours du chef à ses
sujets.
v
Le Zaka -Naba qui
en fait est le secrétaire.
Sa majesté
coiffe dix- neuf (19) sous -chefs des dix neuf (19) villages qui sont sous sa
coupe.
Il n'existe pas
un cadre formel définissant les relations entre la chefferie coutumière et l'administrations. Ce sont plutôt des rapports de respect
mutuel. Le pouvoir traditionnel collabore à la résolution des éventuels
problèmes sociaux.
L'administration
lui reconnaît de façon informelle une valeur morale et culturelle.
Le caractère
informel entretenu autour de la chefferie traditionnelle est à l' origine de troubles divers. Les règles du fonctionnement
de l'ordre traditionnel ne sont plus applicables dans le droit moderne et
aucune disposition légale ne vient suppléer ce vide; d'où des libéralités de
certaines personnes qui sont facteurs de troubles parfois dommageables pour la
société entière.
2.5.2. Le pouvoir
politique moderne
2.5.2.1. La date et la création de la
circonscription
La ville de
Garango a été érigée en subdivision le 22 avril 1958 et en cercle en avril
1960. Ce n'est finalement que le 06 avril 1982 suivant Décret N° 82-0115/PRES/
CMRPN/IS/SG/DCP qu'elle a acquis le statut de commune.
2.5.2.2. Evolution de la circonscription
Suivant le
Décret N°82-0115/PRES/CMRPN/IS/SG/DCP du 06 avril 1982, Garango était une
commune de moyen exercice. Elle était administrée par un préfet Maire nommé en
conseil de ministre. Elle avait une autonomie relative. En 2000 une loi a été
votée érigeant Garango en une commune de plein exercice.
Désormais, elle a une autonomie totale: elle
vote son budget, élit son maire et
décide de sa destinée. Elle est donc une collectivité territoriale
décentralisée ayant une autonomie
financière et jouissant d'une personnalité morale.
2.5.2.3. Types
de gestion du pouvoir.
A l'étape
actuelle et avant l'élection du Maire, Garango est administrée par un préfet
qui constitue une émanation du pouvoir central. Le préfet exerce le pouvoir , de l'Etat aussi bien sur la commune que sur le
département.
Garango, ne
dispose pas encore d'un pouvoir local séparé qui serait représenté par un Maire et ses conseillers municipaux. Ainsi
donc le préfet cumule les deux (02)
modes de gestion du pouvoir.
2.5.2.4. La coopération décentralisée
Garango est
jumelé à deux villes européennes. Il s'agit de la ville de LAVAL en France et celle de LADENBOURG en Allemagne.
Au titre des
réalisations de cette coopération, on peut citer:
v
Le financement
des groupements villageois ;
v
La remise de
trousseau aux enfants parrainés( 40.000 F / Enfant)
par Ladenbourg à hauteur de 50 millions / an ;
v
L'appui aux
écoles de production ( élevage, reboisement) ;
v
La construction
des écoles de Pagou, Bargasgho, Bougoula etc
v
L'appui aux
services de santé
Au-delà des
réalisations concrètes qu'apporte cette coopération, elle reste un facteur
important dans le développement de la commune par l'expérience que pourrait
tirer la jeune commune de
l'administration des villes de Laval et de Ladenbourg.
2.6. Cadre administratif
2.6.1. Localisation de la commune.
La commune de
Garango compte sept (7) secteurs, eux -mêmes subdivisés en quartiers ou
villages. Son rayon est d'environ 5 Km et couvre une superficie de 79,06 km2
environ. Administrativement, la commune est limitée :
v
Au Nord par le
village de Sabtenga (Département de Tenkodogo) au PK 8,5.
v
Au Sud par le
village de Belgué (Département de Garango ) au PK 5
v
A l'Est par le
village de Bidiga (Département de Tenkodogo)au PK 4
v
A l'Ouest par
le village de Torla (Département de Garango au PK 5,4
2.6.2.
Subdivision en secteurs / quartiers / zones.
Les secteurs
sont au nombre de sept (07) désignés par une numérotation, allant du chiffre 1
au chiffre 7. Chaque secteur regroupe un certain nombre de quartiers et de
villages communaux.
v
Le secteur N° 1 : Composée des quartiers et villages de: Guerma,
Gangla,Tangaré
v
Le secteur N° 2 : Composé des quartiers et villages de. Zalla,
Pagou, Gargou,
v
Le secteur N° 3 : Composé les quartiers et villages de: Boura,
Sarégou, Pousga,
v
Le secteur N° 4 : Composé des quartiers et villages de: Pakala,
Saounokou, Zidré
v
Le secteur N° 5 : Composé des quartiers et villages de: Magourou,
BargasghoLourgogho
v
Le secteur N° 6 : Composé des quartiers et villages de: Garango
peulh, Kayo, Bougoula
v
Le secteur N° 7 : Composé des quartiers et villages de: Zanga,
Zangapida, Garango, Karpougo, Kiabidé, Guenlè, Kindama, Bangoula.
La nature de
l'ensemble des activités rencontrées permet de distinguer une zone urbaine et
une zone rurale :
v
Une zone
urbaine qui regroupe les secteurs numéro 1,3,6 et 7
v
Une zone rurale
composée des secteurs numéro 2,4 et 5.
La densité de
la population est d'environ 392 habitants au km2. Ce fort taux traduit des
efforts qui sont attendus des autorités communales face aux problèmes tels que
la construction d'infrastructures sanitaires et scolaires, le besoin en
logement, l'approvisionnement des populations en eau potable et
l'assainissement d'une façon générale.


2.7. Répartition de la population par
catégorie Socio-professionnelle
Dans la commune, la population se
repartie par classe Socio-professionnelle de la manière suivante
TABLEAU N°6 Répartition de la
population par catégorie Socio-professionnelle
|
Catégories Socio- professionnelles |
Nombre |
Pourcentage ( % ) |
|
Agriculteurs |
15462 |
60,00 |
|
Eleveurs |
1 288 |
5,00 |
|
Commerçants |
210 |
0,81 |
|
Salariés du public et du privé |
154 |
0,60 |
|
Missionnaire ou Religieux |
12 |
0,04 |
|
Secteur informel |
8645 |
33,55 |
|
Total |
25771 |
100,00 |
Source: Extrait des résultats du recensement administratif
de la population de 1998.
La forte
proportion des agriculteurs ( cultivateurs) explique
la présence de nombreux champs dans la commune et lui confère son caractère
rural. Cependant chaque famille dispose en plus de ces champs, d'autres lopins
de terre en brousse. Les commerçants sont pour la plupart des autochtones. Ils
vont et viennent entre la commune et les chefs -lieux de départements voisins.
Le secteur informel est pratiquement difficile à appréhender en raison de la
diversité et du caractère versatile des activités. La stratification sociale
basée sur l'ordre traditionnelle semble ne pas exister. L'appartenance à la
famille royale ou à une quelconque ethnie ne constitue pas des éléments de
différenciation des populations.
2.8. le
mariage
Malgré
l'existence d'un code de famille on note toujours la persistance du mariage de
type traditionnel. De nos jours, les efforts tendent à assurer à ce type
d'union la légalité reconnue par la loi en le complétant par le mariage célébré
par l'officier de l'état civil.
2.8.1. le code de la
personne et de la famille
Ses
dispositions ne sont pas encore bien des populations. Cette situation
s'explique par l'analphabétisme des populations et surtout le poids des
coutumes qui apparaît encore plus fort que les dispositions de la loi.
Néanmoins c'est un code qui connaît un début d'application.
2.8.2 les formes de mariage
A côté du
mariage régi par le code des personnes et de la famille; on observe d'autres
types d'unions basées sur la coutume ou les religions. On distingue :
v
Le mariage
civil, il est celui célébré par l'officier de l'état civil. C'est cette forme
qui, est régie dans le code de la
personne et de la famille.
v
Le mariage
religieux (animiste, musulman ou chrétien). Célébré par les responsables religieux. Il est une cérémonie
par laquelle les liens sont scellés devant le Dieu ou l'ancêtre des époux et
l'ensemble de leur communauté
religieuse,
v
Le mariage
coutumier consacre l'union entre les époux devant les ancêtres et le collège
des sages par l'observation des coutumes. C'est une façon pour les mariés
d'observer les règles de leur culture ( généralement
celle des parents de la fille). Il est une forme de reconnaissance officielle
des liens conjugaux par les membres des familles de l'époux et de l'épouse. En
général le mariage scelle ces types de liens. De nos jours, les unions
observent ces différents types de mariage. Chaque forme étant valable en
fonction du groupe d'appartenance des futurs mariés, les époux les célèbrent toutes généralement à des moments qu'ils
déterminent avec leurs communautés.
2.8.3 le processus de
mariage
A Garango, le
don des filles en mariage n'a plus cours. Les unions débutent par le libre
choix entre deux personnes ( garçon/ fille) ; ensuite
les familles s'impliquent par une cérémonie de demande de main et enfin le
mariage. Le mariage dans son processus connaît quatre ( 4
) étapes :
v
1 ère étape :
Elle est une étape de présentation et d'information de manière officielle des
liens d'amitié entre les deux jeunes et de leur projet d~union. Après
consultation de la jeune fille, sa famille donne son avis qui, en général, est
favorable. Des cadeaux symboliques ( argent, cola)
sont remis en guide de remerciement.
v
2ème étape :
Elle marque le début de la célébration du mariage coutumier. Une cérémonie est organisée pour permettre au
jeune garçon de s'acquitter d'une dote
symbolique ( Argent, cola, tête de bétail ).
Elle est appelée' Acceptation'. Une somme d’argent est remise à la fille pour
l’achat de pagnes et d’objets de parure et de cuisine.
v
*3èm étape : En
général, Elle est appelée 'Salutations'. La salutation unit les deux familles
et officialise l'acceptation du futur gendre. Là également des cadeaux (argent, cola, sel) sont offerts aux membres
de la famille de la jeune fille. Cette cérémonie est clôturée par un repas
&-uga1 offert au gendre et à la délégation qui l'accompagne.
v
4ème étape:
Elle est la phase du mariage religieux. la célébration du mariage est faite par
la suite dans les formes civiles et religieuses. Coutumièrement, elle se
traduit par la conduite de la mariée chez son époux par une délégation des
joyeux copains du marié et de parents.
2.8.4. la femme et le mariage
A Garango la
femme dispose d'une certaine liberté de décision, quant au choix de son
conjoint. Toutefois, les liens entre filles et garçons portant le même nom de
famille et ceux entre BAMBARA et LINGANl qui sont interdits. Cependant le choix
de la femme reste toujours soumis au consentement de ses parents.
Dans le foyer
conjugal, la femme est encore économiquement dépendante de son époux. Mais de nos jours grâce à leurs
activités de petit commerce ( légume, restauration, confection de vêtements, vente
de dolo. ..), elles arrivent à avoir une indépendance relative. A Garango la
fabrication de dolo ou bière locale à base du mil rouge germé et séché est très
florissante et offre des revenus substantiels aux femmes.
2.9. la place de la femme dans la société
D'une façon
générale, la tradition confère à l'homme une suprématie sur la femme.
Sur la base de
cette même tradition, une répartition du travail existe entre l'homme et la
femme. Reviennent généralement aux hommes les travaux requérant des efforts
physiques comme la confection des briques ou la construction des maisons. ..tandis
qu’à la femme sont réservées les autres tâches comme les travaux ménagers,
l’éducation des enfants. Elle participe aux prises de décisions concernant la
vie de la société mais pas dans le cadre d'un débat d'échange avec la classe
dirigeante de la communauté; on la consulte dans un cadre privé et son avis est
par:fois déterminant dans les décisions. Mais avec les différents séminaires
et ateliers de formation organisés à
l'intention des chefs traditionnels et même les différents responsables de la
localité on note déjà des changements notables qui se traduisent de plus en
plus par: la présence des femmes dans les activités économiques tels que le
commerce, la transformation des produits agricoles. Le taux de scolarisation
des filles tend également à s'améliorer. Cependant beaucoup reste à faire car:
la majorité de la population est analphabète et reste attachée aux valeurs traditionnelles.
2.10.
Régulation de l'ordre social
Les lois et
règlements qui régissent l'ensemble du pays régulent aussi l'ordre social au
niveau de la commune de Garango. Mais à coté de ces textes, il y a l'ordre traditionnel. Il est symbolisé par: sa
majesté le chef de Garango. Celui-ci préside un conseil de sages qui se
prononce sur des questions que la communauté lui présente.
Le pouvoir du
Chef de Garango n'est pas régi par des textes mais la communauté qui le
soutient lui fait confiance et respecte ses délibérations. Mais le recours aux
lois modernes n'est pas exclu en cas de non-satisfaction de l'une des parties.
Il se pose donc la question: comment faire en sorte que cette chefferie
traditionnelle serve mieux la communauté qui lui reste fidèle dans un contexte
moderne régi par des lois écrites ?
CHAPITRE 3 : LES ACTIVITES ECONOMIOUES ET
FINANCIERES
3.1 Les activités économiques
Les principales
activités économiques des populations sont: l'Agriculture et l'élevage qui
occupe 80%, le commerce et l'artisanat 18% et les services 2%.
3.1.1
L'Agriculture et l'élevage.
L'agriculture
occupe une grande partie de la population. En hivernage les populations sèment
le long des six mètre de la commune. Les principales cultures vivrières
actuellement produites sont: Le sorgho rouge, le sorgho blanc, le mil ,maïs. Les cultures de rente sont: le Niébé et le coton.
On peut également citer le soja, le sésame, le voandzou comme sous cultures de
rente. La production maraîchère est non moins importante. A ce titre, on
rencontre la production de l' oignon, la tomate et
l'aubergine locale.
L'élevage
constitue la deuxième activité économique de la population après l'agriculture.
Les habitants de la commune élèvent des petits .ruminants, des porcs et de la
volaille. Avec la pratique de l'embouche on observe une monté de l'élevage du
gros bétail (en occurrence les boeufs). L'élevage semi -intensif est pratiqué
par l'association d'éleveurs (peuhls de Garango), et l'élevage intensif par
l'association DAKUPA. Les habitants élèvent aussi des chiens qui leur servent
de gardiens.. L'activité d'élevage bénéficie d'un parc
de vaccination, d'un abattoir et de l'existence de puits pastoraux. Il
connaîtra un essor certain avec la réalisation du projet de construction du
marché à bétail dont l'impact pour la commune est certain.
3.1.2
L'artisanat
D'une façon
générale, l'artisanat semble revenir à ceux qui gagnent difficilement leur vie
(handicapés physiques, filles sens occupation). Néanmoins, avec la présence
d'infrastructures créées à cet effet (centre de soudure des handicapés, centre
de
promotion
féminine, collège d'enseignement technique comptant une section menuiserie et
une section mécanique), c'est un secteur qui intéresse peu à peu toute la
population.
Les différents
types d'artisanat qui existent sont :
v
L'artisanat de
production avec la production d'outillages agricoles, de premiers, d'objets en
peau (sac à main, chaussure. ..) de soudure, de
menuiseries, de poteries...
v
L'artisanat de
service avec la présence autour du marché des mécanicien,
des tailleurs.
v
L'artisanat
d'art qui est très peu développé.
3.1.3
L'industrie
Le secteur
industriel est inexistant dans la commune. On note simplement la présence d'une
une mini-laiterie mise en place par DAKUP A, qui traite le lait et fabrique du
yaourt.
3.1.4.
L'énergie.
3.1.4.1 La biomasse
ligneuse
Les populations
font essentiellement recours au bois et au charbon de bois comme principale
source d'énergie dans la commune. On estime le volume de la consommation de
bois à 36 825 m3 en 1998. Ce bois vient essentiellement des chantiers de coupe
qui sont :
v
La brousse de
Lergho (Zini et Gotinga) ;
v
La brousse de
Bargasgho ;
v
La brousse de
Lourgogho ;
v
La brousse de
Sabtenga.
Les résidus de
récoltes et la bouse de vaches sont également des sources d'énergie qui sont
couramment utilisées. La consommation de gaz est encore très peu vulgarisée. Ce
sont surtout les salariés qui y ont recours.
Malgré son
faible taux d’urbanisation,la commune de Garango a
déjà un besoin important en bois de chauffe. L’importance de la coupe du bois
nécessaire à la satisfaction de ces besoins, et la faiblesse des pluies participent à la désertification des localités
environnantes. Il y a donc lieu d’envisager une politique de sensibilisation
des populations pour préserver leur environnement. Les axes de cette politique
peuvent concerner :
v
La
rationalisation de la coupe du bois de chauffe ;
v
L’utilisation
des foyers améliorés et la vulgarisation du gaz domestique ;
v
Le reboisement
en ville et dans les champs.
3.1.4.2 L’énergie électrique.
La commune est
alimentée par un réseau électrique connecté au réseau électrique de Tenkodogo
depuis le 20-12-99.
3.1.4.3. hydrocarbure
En dehors de
l’énergie électrique et du bois, il y a aussi des hydrocarbures. L’essence , le gaz oil, le gaz et le pétrole sont
vendus par une seule station (ELF).
Mais on
note la présence de petits points de
vente d’essence et de pétrole en bouteille un peu partout. Cette vente est le
fait de petits commerçants.
3.1.5 L’eau
Le centre de
regroupement ONEA gère un réseau de distribution d’eau urbaine. La longueur
actuelle du réseau est de 217935 m avec 15 bornes fontaines. Le nombre total
d’abonnés est 53. La faiblesse du nombre d’abonnés s’explique en partie par
l’importance des frais de branchement et la pauvreté des populations.
TABLEAU N°7
Evolution de la production et la consommation
|
Libellés / Années |
1997 |
1998 |
1999 |
|
Production (m3) |
47.155 |
42.880 |
48.831 |
|
Consommation(m3) |
43.657 |
41147 |
46545 |
Source : ONEA Garango
Le tableau
ci-dessus permet de noter que d'une manière générale la production est restée
suffisante depuis 1997. Il faut toutefois observer les mois de mars en avril
sont des moments de pénuries et de coupures intempestives.
En plus de ce
réseau d'adduction d'eau, la commune dispose par ailleurs de 14 forages. On
rencontre également 2 retenues d'eau à usage multiple au bénéfice des
populations: abreuvement du bétail, maraîchage, construction d'habitat. Mais
ces retenues d'eau sont d'un état si précaire qu'elles tarissent en saison
sèche.